Les agents des écoles professionnelles de la province éducationnelle Kwilu 3 tirent la sonnette d’alarme sur la dégradation de leurs conditions de travail, dénonçant notamment jusqu’à douze mois d’arriérés de salaires ainsi que des dysfonctionnements dans le processus de paie. Face à cette situation, ils demandent des explications de leurs autorités et menacent d’organiser une marche si aucune solution n’est apportée.
Selon Arsene Kasiama, président de la société civile locale, plusieurs d’entre eux n’ont plus perçu leurs rémunérations depuis près d’une année. À cette difficulté s’ajoute l’incertitude qui entoure le paiement des agents qui bénéficiaient jusque-là d’une paie régulière, mais qui affirment ne plus savoir où se rendre pour retirer leurs salaires.
Les agents récemment matriculés disent également être plongés dans l’inquiétude. Ils soutiennent que leurs noms ne figurent toujours pas sur les listings de paie, les empêchant ainsi de bénéficier effectivement de leur rémunération malgré leur prise en charge administrative.
Estimant que le silence des autorités compétentes ne fait qu’aggraver leur détresse, ces agents réclament des explications claires et des mesures urgentes pour régulariser leur situation. Ils exhortent les responsables du secteur à se prononcer publiquement sur ce dossier afin de rassurer les concernés.
À défaut d’une réponse rapide, les agents des écoles professionnelles de Kwilu 3 préviennent qu’ils envisagent d’organiser une marche de protestation pour faire entendre leurs revendications. « Trop, c’est trop », lancent-ils, appelant les autorités à agir avant que la situation ne se détériore davantage.
Emery Lucky Poya





