Un nouvel incendie a causé d’importants dégâts matériels jeudi à Kikwit, chef-lieu économique de la province du Kwilu. Le sinistre, qui a détruit trois grands établissements commerciaux de la ville, relance les inquiétudes sur l’absence d’un dispositif de lutte contre les incendies, alors que la société civile affirme qu’il s’agit déjà du sixième cas enregistré depuis le début de l’année.
Selon les premières informations, les flammes ont réduit en cendres un important dépôt de motos et de produits divers, une pharmacie ainsi qu’un supermarché. Le bilan provisoire fait également état de plus de 300 motos calcinées, de stocks de produits pharmaceutiques et de vivres frais entièrement consumés.
L’origine exacte de l’incendie n’est pas encore établie. Toutefois, des sources locales évoquent un probable court-circuit sur un climatiseur installé dans un établissement appartenant à des ressortissants indiens. Le feu se serait ensuite rapidement propagé, détruisant à la fois leur commerce et leur résidence.
Durant plus d’une heure, les habitants ont assisté, impuissants, à la progression des flammes, faute de moyens d’intervention adaptés pour maîtriser le sinistre.
Face à cette nouvelle catastrophe, le coordonnateur de la société civile de Kikwit, Dave Ruphin Binokwiti, a déploré l’absence d’une brigade anti-incendie dans la ville. Il a appelé le gouvernement à doter Kikwit d’un corps de sapeurs-pompiers afin de prévenir de nouveaux drames.
« C’est quelque chose de grave. Jusque-là, nous n’avons aucun moyen pour maîtriser le feu. Si le gouvernement peut doter la ville de Kikwit d’une brigade anti-incendie, cela aidera à protéger les populations et leurs biens », a-t-il plaidé.
Cet incendie intervient dans un contexte où les cas de sinistres se multiplient à Kikwit, accentuant les appels des acteurs locaux en faveur du renforcement des capacités de prévention et de réponse aux catastrophes.
Emery Lucky Poya





