Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont transféré à la justice militaire un soldat poursuivi pour le viol présumé d’une mineure de 14 ans à Kasongo-Lunda, dans la province du Kwango. L’armée affirme que cette procédure s’inscrit dans sa politique de lutte contre les violences sexuelles commises par ses éléments.
Selon une dépêche des FARDC signée par le capitaine Antony Mualushayi, directeur de la communication de la 11ᵉ région militaire, consultée ce mardi 5 août 2026, le général de brigade Moyo Rabbi Richard, commandant a.i. de cette région militaire, a ordonné le transfèrement à l’auditorat militaire du soldat de deuxième classe Welo Otokolo Carmel, poursuivi pour le viol présumé d’une jeune fille de 14 ans.
D’après la même source, l’affaire a été révélée à la suite d’une plainte déposée par une structure féminine locale. Le militaire, qui avait pris la fuite pendant plusieurs semaines dans cette zone frontalière avec l’Angola, a finalement été arrêté le 2 août 2026.
Les FARDC annoncent qu’une audience foraine sera organisée à Kasongo-Lunda afin que le prévenu réponde des faits qui lui sont reprochés devant la justice militaire, dans un souci de transparence et de proximité avec la population.
À travers cette procédure, le commandement de la 11ᵉ région militaire rappelle que tout militaire impliqué dans des violences sexuelles est passible de poursuites, indépendamment de son grade ou de sa fonction. Il souligne également que la responsabilité pénale demeure individuelle et que les actes reprochés à un militaire ne sauraient engager l’ensemble de l’institution.
L’armée réaffirme enfin son engagement à protéger les populations civiles, à faire respecter les droits de l’enfant et à appliquer strictement la loi contre les auteurs présumés de violences sexuelles.
Emery Lucky Poya





