À quelques semaines de la rentrée scolaire 2026-2027, plusieurs établissements scolaires de la ville d’Oïcha s’inquiètent de l’insuffisance des équipements nécessaires à la prévention de la maladie à virus Ebola. Alors que les autorités provinciales recommandent aux écoles de renforcer leurs dispositifs sanitaires, certains responsables scolaires affirment ne pas disposer de suffisamment de lavabos pour permettre aux élèves de se laver régulièrement les mains. Ils envisagent de compléter leurs équipements, mais sollicitent également l’appui des partenaires et des personnes de bonne volonté.
À l’Institut d’Oïcha, le préfet Kambale Kitswigha Brave indique que quelques dispositifs de lavage des mains avaient déjà été installés au cours de l’année scolaire précédente. Ces équipements restent toutefois insuffisants au regard des besoins liés à la prévention d’Ebola.
« Tout d’abord, nous renseignons à tous les partenaires du système éducatif que la rentrée prochaine 2026-2027 pointe à l’horizon, parce qu’elle aura bien lieu le mardi 01 septembre 2026. Nous sommes sensés protéger nos enfants en plaçant le système des dispositifs de lavage des mains devant toutes les salles de classe. Toutefois, des moyens font défaut. Je lance un S.O.S à tous les partenaires à nous porter un coup des mains pour approvisionner en lavabos. Ma crainte est que le premier montant qui pouvait aider les écoles à acheter des fournitures comme la craie et autres besoins de formation de nos élèves, on va d’abord affecter un petit montant d’abord, pour l’achat de ces dispositifs, parce que la santé, c’est notre priorité », dit-il.
À l’Institut Balolu, la direction entend également renforcer les mesures de prévention. La directrice des études, Sakadi Kasongo Niclette, explique que quelques lavabos sont déjà disponibles, mais que leur nombre doit encore être augmenté.
« Pour prévenir la maladie, nous prévoyons mettre des lavabos dans chaque salle de classe pour que chaque élève, le matin, avant d’entrer en classe, qu’il se lave les mains. Jusqu’en présent, nous avons d’abord quelques lavabos, mais, nous préconisons encore acheter pour que chaque ait son propre lavabo. Nous n’avons pas encore le moyen; mais, si nous n’allons pas trouver le moyen, nous allons demander aux personnes de bonne volonté de nour venir en aider », plaide-t-elle.
Du côté des parents, la préoccupation ne se limite pas à la disponibilité des dispositifs de lavage des mains. Certains souhaitent également que les élèves soient mieux organisés dans les salles de classe afin de réduire les contacts rapprochés.
«Je suis parent. J’ai des élèves parmi mes enfants. Voyez seulement comment installer les lavabos pour que les enfants se lavent régulièrement les mains et bien les surveiller en respectant la distanciation sociale. C’est ce que nous demandons parce que les enfants ne resteront pas sans instruction. La maladie d’Ebola nous terrifie. Je vous demande de nous aider en nous plaçant les lavabos et arranger les enfants », dit-il.
Ces préoccupations interviennent alors que les autorités provinciales ont déjà fixé certaines exigences sanitaires pour les établissements scolaires. Dans un communiqué officiel daté du 7 août 2026, le gouverneur du Nord-Kivu demande aux responsables de toutes les écoles de se procurer des dispositifs de lavage des mains ainsi que des thermoflashs en prévision de la rentrée scolaire 2026-2027. La même recommandation concerne les établissements de l’Enseignement supérieur, universitaire, de la Recherche scientifique et des Innovations.
JC Mbafumoja





