L’intersyndicale de la province éducationnelle Kwilu 2 menace de perturber la rentrée scolaire 2026-2027 prévue le 1er septembre prochain. Réunis en assemblée générale dimanche 23 août 2026 à Kikwit, les professionnels de l’enseignement ont décidé de ne pas reprendre les cours pour dénoncer la persistance de leurs difficultés sociales et professionnelles.
Selon Benoît Kasiama, président de l’intersyndicale de Kwilu 2, cette décision fait suite au non-respect, par l’État congolais, de plusieurs engagements pris en faveur de l’amélioration des conditions de vie des enseignants.
« Les professionnels de la craie de la province éducationnelle Kwilu 2 ont pris l’option de ne pas commencer le chemin de l’école à la rentrée scolaire 2026-2027, le 1er septembre 2026, à cause du non-respect de l’engagement de l’État congolais relatif à l’amélioration de leurs conditions sociales », a-t-il déclaré.
Parmi les principales revendications figurent la revalorisation des salaires des enseignants, que l’intersyndicale souhaite voir situés entre 800 000 et 1 500 000 francs congolais. Les professionnels de l’éducation réclament également le paiement des nouvelles unités et des enseignants non payés, ainsi que la régularisation des arriérés de salaires de certains enseignants dont les paiements seraient bloqués dans des banques depuis plusieurs mois.
L’intersyndicale s’oppose également à la prise en charge des enseignants par les parents. Elle estime que cette pratique contribue à la dégradation des conditions d’apprentissage et demande sa suppression.
Les syndicalistes appellent, par ailleurs, l’ensemble des enseignants de Kwilu 2 à respecter la décision prise lors de l’assemblée générale, dans l’objectif de contraindre le gouvernement à apporter des réponses concrètes et durables à leurs revendications.
L’intersyndicale dénonce aussi la perception, par certaines écoles, d’acomptes sur les frais scolaires auprès des parents alors que les élèves sont encore en vacances. Elle considère cette pratique comme inacceptable et demande aux responsables des établissements concernés d’y mettre fin.
À quelques jours de la rentrée scolaire, cette décision fait planer le risque d’un retard dans la reprise des activités scolaires au sein de la province éducationnelle Kwilu 2.
Emery Lucky Poya





