Popokabaka : les enseignants décrètent une grève sèche sur fond d’arriérés de salaires

 

La rentrée scolaire reste bloquée à Popokabaka, dans la province du Kwango. Alors que les cours n’ont toujours pas repris depuis le 1er septembre, les enseignants ont officiellement décrété une grève sèche mercredi 23 septembre, à l’issue d’une assemblée générale tenue au chef-lieu du territoire.

À l’origine de ce mouvement, les arriérés de salaires réclamés par les enseignants. Ceux-ci faisaient état de trois mois de salaires impayés. Début septembre, deux mois ont finalement été versés par Caritas, chargée de la paie dans la zone. L’organisme avait toutefois précisé que le salaire du mois de juin 2026 n’avait pas encore été disponibilisé par le gouvernement central.

Une situation qui ne satisfait pas les enseignants. Avec le mois de septembre qui arrive à son terme, ils réclament désormais le paiement de deux mois d’arriérés, notamment juin et septembre.


« Vu que le mois de juin 2026 n’est pas payé, comme le mois de septembre aussi tend vers sa fin, nous réclamons deux mois d’arriérés. Aucune école ne va ouvrir ses portes jusqu’à nouvel ordre », ont déclaré les enseignants, annonçant officiellement la grève sèche à Popokabaka.

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En outre du paiement des salaires, les grévistes demandent également la délocalisation de leur paie de Caritas vers une autre banque. Ils réclament par ailleurs une plus grande régularité dans le versement de leurs rémunérations.

Les enseignants conditionnent ainsi la reprise des cours au règlement de l’ensemble de leurs revendications. Pour l’heure, les établissements scolaires de Popokabaka restent fermés, prolongeant le retard de la rentrée scolaire dans le territoire.

Emery Lucky Poya

 

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