Une trentaine de détenus se sont évadés dans la nuit du mercredi au jeudi 24 septembre 2026 de la prison centrale d’Inongo, chef-lieu de la province du Maï-Ndombe. Les fugitifs ont profité de la vétusté des installations et du faible dispositif de sécurité pour prendre la fuite.
Selon le directeur intérimaire de la prison, Puis Biakompolo, les faits se sont produits vers 22 heures. Les détenus ont réussi à forcer la porte principale de leur pavillon. Celle-ci aurait cédé sous leur pression avant de s’effondrer au sol.
Cette évasion met une nouvelle fois en lumière les difficultés auxquelles fait face la prison centrale d’Inongo. Outre l’état de dégradation avancé des infrastructures, l’établissement souffre d’un manque important d’effectifs chargés de sa surveillance. Au moment des faits, seuls deux policiers assuraient la garde de l’ensemble du site.
La situation sécuritaire s’était davantage fragilisée la veille de l’évasion, avec le départ des militaires qui étaient présents dans l’enceinte de la prison. Leur retrait aurait laissé l’établissement avec un dispositif de surveillance particulièrement limité.
Face à la dégradation continue des infrastructures et à la répétition des évasions, le directeur intérimaire, Puis Biakompolo, appelle les autorités provinciales et nationales à prendre des mesures durables. Il estime que les réparations ponctuelles ne suffisent plus et plaide pour la construction d’une nouvelle prison répondant aux normes modernes de sécurité.
Emery Lucky Poya





