Guerre en RDC : l’Union africaine exhorte les parties à préserver le cessez-le-feu et le dialogue de Doha

 

L’Union Africaine appelle les acteurs engagés dans le conflit dans l’Est de la République Démocratique du Congo à éviter toute nouvelle escalade et à privilégier la voie du dialogue. À l’issue de consultations menées à Goma (Nord-Kivu), le Panel des facilitateurs de l’organisation continentale insiste sur le respect des engagements pris dans le cadre du cessez-le-feu et sur la poursuite du processus de paix de Doha.

Dans un communiqué publié mercredi 7 octobre, le Panel souligne que la recherche d’une paix durable passe nécessairement par des discussions politiques. Il encourage ainsi les différentes parties à poursuivre les négociations de bonne foi et à collaborer avec les mécanismes chargés de surveiller l’application du cessez-le-feu.

La situation des populations civiles figure également parmi les principales préoccupations de l’Union Africaine. L’organisation demande que les civils soient protégés, avec une attention particulière accordée aux femmes et aux filles. Elle appelle notamment à prévenir les violences sexuelles et à traduire en justice les personnes responsables d’exactions. Un accès humanitaire sécurisé et sans restriction aux populations touchées est également réclamé.

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Le Panel insiste en outre sur la nécessité de préserver les services essentiels ainsi que les établissements scolaires. Tout en réaffirmant son soutien à la souveraineté, à l’unité et à l’intégrité territoriale de la RDC, l’Union Africaine estime que les engagements pris dans les différents cadres de paix doivent désormais produire des effets visibles sur le terrain et dans le quotidien des populations.

Ces recommandations interviennent après une mission effectuée le 5 octobre à Goma par une délégation conduite par l’ancienne présidente éthiopienne Sahle-Work Zewde. Elle était accompagnée de l’ancien président Kényan Uhuru Kenyatta et de l’ancien président Botswanais Mokgweetsi Masisi.

Durant leur séjour, les facilitateurs ont rencontré plusieurs acteurs impliqués dans la réponse sécuritaire et humanitaire, notamment la MONUSCO, l’OCHA, le Comité International de la Croix-Rouge, le Mécanisme conjoint de vérification élargi ainsi que l’AFC/M23. Les échanges ont porté sur l’évolution du processus de paix, les conditions sécuritaires et humanitaires ainsi que sur les moyens de rétablir davantage de confiance entre les parties.

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JC Mbafumoja

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