Deux personnes, dont un membre de la communauté pygmée, ont été tuées lors d’une attaque attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF), survenue mercredi 7 octobre 2026 au village Longela, dans la Réserve de faune à okapis (RFO), en chefferie des Babila-Babombi, territoire de Mambasa, en Ituri.
Cette nouvelle incursion suscite des inquiétudes au sein de la société civile et des responsables de la conservation, alors que les attaques attribuées aux ADF se répètent dans cette partie de la province.
Jospin Paluku Mbowa, coordonnateur territorial de la Nouvelle société civile congolaise (NSCC) à Mambasa, dénonce ce qu’il considère comme l’inefficacité des opérations militaires sur le terrain. Il déplore notamment l’absence de poursuite des assaillants après leurs attaques et appelle à des actions concrètes pour protéger les populations.
« Les vies humaines sont en péril chaque jour. Jusqu’à quand nous continuerons avec ces actualités sur les tueries ? Nous voulons voir du travail pour que la population retrouve la paix », a-t-il plaidé.
De son côté, Berce N’Safuasa Disiki, directeur de la conservation au sein de la RFO, alerte sur les conséquences de cette insécurité pour les communautés riveraines, le personnel et les infrastructures de conservation. Il souligne également les risques que cette situation fait peser sur les trois okapis présents dans la réserve, considérés comme un patrimoine naturel exceptionnel de la République démocratique du Congo.
Dans une alerte lancée 24 heures après l’incident, il a appelé au renforcement immédiat des mesures de sécurité autour du quartier général de la RFO afin de prévenir de nouvelles incursions.
Pour lui, la protection de la biodiversité reste étroitement liée à celle des populations et des agents chargés de la conservation.
Les attaques répétées attribuées aux ADF dans le territoire de Mambasa continuent par ailleurs de perturber la vie des communautés. Des habitants ont été contraints d’abandonner leurs villages et leurs champs, tandis que les activités scolaires peinent à reprendre dans certaines zones forestières touchées par l’insécurité.
Emery Lucky Poya





