Le Président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a reçu, vendredi à Kinshasa, une délégation du Panel des facilitateurs de l’Union africaine, composée de quatre (4) anciens chefs d’État, dont Sahle-Work Zewde, Uhuru Kenyatta, Catherine Samba-Panza et Mokgweetsi Masisi. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des efforts diplomatiques engagés pour contribuer à la résolution de la crise sécuritaire persistante dans l’Est de la RDC, une région confrontée aux violences armées et aux conséquences humanitaires qui en découlent.
Les échanges se sont déroulés en présence de la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, ainsi que de plusieurs ministres concernés par les questions de sécurité et de diplomatie. La délégation africaine effectue une mission de consultation de 72 heures destinée à évaluer la situation et à échanger avec les autorités congolaises sur les perspectives de paix. Cette démarche vise notamment à renforcer la concertation entre les acteurs impliqués dans les initiatives diplomatiques en cours et à identifier les moyens de faire progresser les efforts de règlement du conflit.
Au centre des discussions figurent les processus de paix de Washington et de Doha, engagés pour répondre aux tensions et aux violences dans l’Est du pays. Malgré les avancées diplomatiques enregistrées dans ces différents cadres, plusieurs engagements essentiels restent à concrétiser sur le terrain. La mise en œuvre effective des accords constitue ainsi un enjeu majeur pour les parties concernées, alors que les populations des zones affectées continuent de subir les conséquences de l’insécurité et des déplacements forcés.
À cette occasion, Félix Tshisekedi a réaffirmé l’engagement de la RDC à poursuivre les démarches diplomatiques en cours pour parvenir à une paix durable. Le chef de l’État a toutefois insisté sur la nécessité de passer des engagements formels à des actions concrètes, mesurables et vérifiables sur le terrain. Cette position met l’accent sur le respect des obligations prises par les différentes parties et sur la nécessité d’obtenir des résultats tangibles pour améliorer la situation sécuritaire dans l’Est du pays.
Gracient Martin Mwangala





