Des miliciens Mobondo réfractaires au processus de désarmement continuent d’exercer des pressions sur les agriculteurs dans le sud-est du territoire de Kwamouth, au Maï-Ndombe. Ces combattants leur imposeraient le paiement de sommes d’argent pour accéder à leurs champs et les exploiter, selon des informations communiquées par l’armée.
Le capitaine Antony Mualushayi, porte-parole de la 11ᵉ région militaire, a alerté sur la persistance de ces actes d’insécurité. D’après lui, certains éléments armés tentent de se réorganiser dans cette partie du territoire sous la conduite d’un chef milicien connu sous le nom de « Cobra ».
Le porte-parole militaire dénonce des pratiques qui pénalisent les populations locales et perturbent leurs activités agricoles. Il appelle les combattants encore actifs à déposer volontairement les armes et à rejoindre le processus de pacification.
« Nous ne devons pas baisser la garde, car il reste encore des poches de résistance et certains éléments cherchent à se réorganiser. C’est notamment le cas dans le sud-est du territoire de Kwamouth, où certains combattants opèrent sous la conduite d’un certain “Cobra”. Ils continuent à exercer des pressions sur la population en imposant des taxes pour accéder aux champs ou les exploiter », a déclaré Antony Mualushayi.
Cette situation témoigne des défis qui persistent dans le rétablissement de la sécurité à Kwamouth, où la présence de groupes armés continue d’affecter les activités des habitants, particulièrement dans le secteur agricole.
Par ailleurs, la mission de pacification conduite depuis février 2026 par Eliezer Ntambwe a favorisé la reddition de plusieurs centaines de miliciens, notamment dans les villages situés le long de la route nationale numéro 17 (RN17). Les forces armées entendent poursuivre leurs efforts pour neutraliser les poches de résistance et restaurer la sécurité dans les zones où des combattants refusent encore de déposer les armes.
Emery Lucky Poya





