Plus de 300 détenus de la prison centrale de Bandundu, dans la province du Kwilu, ont bénéficié mercredi d’une assistance en vivres, en produits non alimentaires et en médicaments, après une semaine marquée par une pénurie de nourriture et la rupture des stocks de produits pharmaceutiques.
La première aide a été apportée par le Groupe de soutien au professeur Eberande Kolongele. Le professeur Espoir Massamanki, vice-gouverneur du Kwilu et coordonnateur de cette structure, a procédé à la remise des produits destinés à soulager les conditions de vie des pensionnaires de cet établissement pénitentiaire.
Cette assistance comprend notamment des vivres et des médicaments pour permettre la prise en charge sanitaire des détenus, confrontés à une rupture de stocks signalée depuis une semaine. À l’issue d’une visite des installations, Espoir Massamanki a également déploré l’état de délabrement très avancé de la prison et plaidé pour sa réhabilitation.
En début de soirée, l’Assemblée provinciale du Kwilu a, à son tour, apporté une aide aux détenus. Son président, Me Claude Kumpel, a remis des sacs de manioc, de riz et de maïs, ainsi que des bidons d’huile, avant de visiter les lieux afin de s’imprégner des conditions de détention.
Le Bureau de l’Assemblée provinciale a également déploré la vétusté des infrastructures et s’est engagé à mener un plaidoyer auprès des autorités compétentes en vue de la réhabilitation de la prison centrale de Bandundu.
Cette mobilisation intervient dans un contexte particulièrement préoccupant pour cet établissement pénitentiaire, qui n’a pas bénéficié de subvention depuis plusieurs mois. La rupture de confiance avec les fournisseurs privés, qui assuraient jusque-là une partie de l’approvisionnement, complique davantage la prise en charge quotidienne des détenus.
Il sied de souligner que, malgré les aides reçues mercredi, la situation de plus de 300 détenus reste préoccupante, dans l’attente de solutions durables pour garantir leur alimentation, l’accès aux soins de santé et l’amélioration de leurs conditions de détention.
Emery Lucky Poya





