La situation sécuritaire dans la province du Nord-Kivu a été au centre d’une réunion de la société civile organisée ce samedi 15 juin 2024.
Au cours de cette réunion organisée à Butembo, les acteurs de la société civile au Nord-Kivu ont indiqué qu’au moins deux cents (200) civils ont été tués dans les attaques attribuées aux Forces démocratiques alliées (ADF) en un mois dans la région de Beni-Lubero. La société civile qui regrette la dégradation de la situation, appelle les adultes qui le souhaitent, à combattre aux côtés de l’armée et les milices alliées dites « Wazalendo ».
« (…) Toute personne majeure doit être prête à combattre aux côtés des forces loyalistes et les Wazalendo en vue de neutraliser les ennemis ayant assiégé plusieurs agglomérations et d’empêcher leur avancée », a suggéré Pépin Kavotha, responsable de la société civile dans la ville de Beni.
Les autorités compétentes et les organismes d’aide humanitaire sont encouragés de procéder au dénombrement des déplacés de guerre en vue de leur prise en charge effective. Aussi, la société civile du Nord-Kivu demande l’ouverture des enquêtes pour en savoir plus sur les massacres des civils devenus monnaie courante.
En moins d’une semaine, les ADF ont massacré plus de cinquante (50) personnes dans plusieurs villages du groupement Baswagha Madiwe, dans l’extrême sud du territoire de Beni. Affiliées à l’organisation terroriste « État Islamique », les ADF font l’objet d’une opération militaire conjointe entre les armées congolaises et ougandaises depuis novembre 2021. Depuis, ces rebelles semblent plutôt gagner du terrain.
Andy Kambale Matuku





