Les déplacés de guerre qui ont fui les atrocités des rebelles du RDF-M23 vivant à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, traversent une vie pénible.
Selon l’organisation Médecin Sans Frontières (MSF), des violences sexuelles sont enregistrées au jour le jour dans les sites de ces vulnérables. Dans un communiqué rendu public le jeudi 8 août 2024, cette organisation affirme que ces violences sexuelles ne concernent pas seulement les camps des déplacés mais aussi ses alentours.
Elle parle d’un bon nombre des filles mineures et femmes adultes qui ont été violées, parmi lesquelles des adolescentes.
‹‹ Les conditions de vie dans les sites des déplacés restent extrêmement précaires. En fuyant le conflit au Nord-Kivu, les centaines de milliers de personnes déplacées ont perdu leurs moyens de subsistance habituels. Parmi les femmes adultes de 20 à 44 ans, plus de 10% ont déclaré avoir été violées au cours de cinq mois précédant l’enquête (…) On constate également des pourcentages élevés parmi les adolescents ››, note ce communiqué.
À en croire notre source, les victimes sont, pour la plupart, violées par des hommes armés. C’est dans les champs et forêts où elles se rendent pour se ravitailler en produit de première nécessité que ces forfaits sont commis.
Des sources entrecoupées affirmaient jadis que certaines des femmes déplacées, dépourvues de tout, se font abuser sexuellement dans la recherche de l’argent pour leur survie.
JC Mbafumoja





