L’ancien président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, longtemps resté silencieux, vient d’annoncer son intention de rentrer au pays après près de deux (2) ans d’absence.
Accusé sans vergogne d’être le véritable leader de la tristement célèbre Alliance du fleuve Congo (AFC/M-23), Joseph Kabila, trop taiseux, a multiplié les apparitions et annonces médiatiques ces derniers mois. Dans une interview accordée à Jeune Afrique, l’« homme fort de Kingakati » a promis de revenir bientôt au pays, et notamment à partir de l’est.
Cette annonce de retour suscite une vive polémique au sein de l’opinion publique congolaise. Soupçonné de parrainer la rébellion, Joseph Kabila « renforce, voire confirme, les accusations portées contre lui », estime un analyste politique contacté par ACTU7.CD.
Non officiellement recherché ni ciblé par la justice congolaise ni par les services spéciaux, Joseph Kabila « pourrait choisir n’importe quelle ville de l’est (Beni, Butembo, Kisangani) pour entrer en RDC », suggère un internaute, qui dit ne pas « comprendre pourquoi on pense que Kabila s’installera dans les villes conquises par les rebelles ».
Seul ancien président de la République encore en vie, Joseph Kabila est « sénateur à vie », conformément à la Constitution congolaise. Depuis son départ du pouvoir en 2019, il n’a siégé qu’une seule fois au Sénat. Durant le premier mandat de son successeur, Joseph Kabila, fidèle à lui-même, était resté d’un silence assourdissant jusqu’à son apparition dans une vidéo s’adressant aux journalistes à son arrivée en Namibie pour les funérailles de l’ancien président Sam Nujoma, il y a quelques mois.
Andy Kambale Matuku





