La Cour constitutionnelle de la République Démocratique du Congo a opposé une fin de non-recevoir à la requête introduite par l’ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo, qui remettait en question la légalité de sa condamnation à dix ans de travaux forcés. Lors de son audience de ce jeudi 28 août 2025, la Haute juridiction s’est déclarée incompétente pour examiner ce recours, précisant qu’il « n’y a pas lieu à paiement de frais d’instance » et annonçant que la décision sera notifiée à l’intéressé.
Matata Ponyo contestait notamment la violation des articles 168, 107 et 166 de la Constitution dans l’arrêt qui l’avait condamné. L’ex-chef du gouvernement soutient que ce verdict enfreint ses droits fondamentaux et espérait obtenir de la Cour une révision de la procédure. Cependant, la juridiction constitutionnelle a maintenu sa position, limitant ainsi les recours possibles pour l’ancien Premier ministre.
Condamné en mai dernier aux côtés de l’ex-gouverneur de la Banque centrale, Déogracias Mutombo, et de l’homme d’affaires sud-africain Christophe Krobler, Matata Ponyo était poursuivi pour le détournement de 240 millions de dollars destinés au projet agro-pastoral de Bukanga Lonzo. Porté disparu après le jugement, il s’était finalement exprimé depuis l’exil par le biais de son parti politique, dénonçant une « cabale judiciaire » dont il se déclare victime.
PK





