OGEFREM : Recherché par la justice, le DG Patient Sayiba effectue une mise en place depuis sa cachette

Ça cloche à l’Office de la gestion de fret maritime et multimodal (OGEFREM). Une nouvelle mise en place effectuée dans cette entreprise publique à caractère technique et commercial de la RDC inquiète autant qu’elle remet en cause l’État de droit, cheval de bataille du chef de l’État.

L’impunité y règne dans cet établissement public à tel point que le Directeur général Patient Sayiba continue d’exercer ses fonctions dans la clandestinité. Et pourtant, trois mandats d »arrêt dûment produits par la justice continuent de moisir dans les tiroirs du Parquet général sans que l’accusé ne puisse se présenter devant le magistrat pour éclairer la lanterne des Congolais sur des millions de dollars américains volatilisés pendant sa gestion.

Cette mise en place en place générale intervenue à l’OGEFREM par le Directeur général en complicité avec le Conseil d’Administration n’est ni plus ni moins qu’une illustration de plus de la moquerie à l’égard de la justice dont fait montre Patient Sayiba. Intouchable, ce mandataire public qu’on accuse d’avoir détourné des millions de dollars américains de l’OGEFREM prend le luxe de défier les instances judiciaires. Il fait également fi de l’intersyndicale qui lui a demandé de se présenter devant les juges pour s’expliquer sur des faits lui reprochés.

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Ce qui se passe actuellement à l’OGEFREM n’est pas de nature « à matérialiser chaque jour la vision du chef de l’État, celle consistant notamment à placer l’intérêt humain au centre de toute action en vue de s’assurer du rétablissement d’un État de droit et prospère à travers le maître-mot le peuple d’abord » tel que soulignent certains agents fidèles à Sayiba. Bien au contraire. La fameuse affaire du Directeur général de cette entreprise du portefeuille de l’État met en mal le pouvoir de Félix Tshisekedi. « Étale plutôt la faiblesse du régime », soutiennent des observateurs.

Comment comprendre qu’un mandataire public, proche de l’ancien régime soit-il, puisse narguer la justice de tout un pays au point de faire le malin d’assumer ses prérogatives dans la clandestinité ? Un théâtre bien de chez nous susceptible de remettre en cause l’élan pris par Félix Tshisekedi à mettre la loi au dessus de tous et mettre fin à l’impunité notoire observée sous Joseph Kabila.

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Sous d’autres cieux, estime-t-on, Patient Sayiba, au vu des accusations qui pèsent sur lui, devrait, à titre conservatoire, être suspendu de ses fonctions en attendant que la justice soit faite sur les détournements des deniers publics dont il est accusé. Bien malin qui a prédit que le Directeur général de l’OGEFREM continuerait d’occuper son poste plusieurs mois après son interpellation par le Parquet général.

Rachidi Mabandu

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