La société civile du secteur de Kizamba, territoire de Kasongo-Lunda dans la province du Kwango, a lancé ce vendredi 12 juin 2026, un appel pour l’installation urgente d’une commission chargée de vérifier le tracé de la frontière avec l’Angola.
Elle pointe du doigt deux compagnies minières angolaises, dénommées “Compagnie Lola” et “Compagnie Tungila”, qui exploitent le diamant à grande échelle sur les ruisseaux Lola et Tungila. Les sites se situent près du village de Kahungula, à environ 12 km de Kizamba, en diagonale de la mission Musuku, côté territoire de Luremo, district du Kwango angolais.
Selon la société civile, les activités de prospection par drone de ces compagnies seraient “très prometteuses” et pourraient déborder sur le territoire congolais.
Elle invoque l’article 63 de la Constitution, qui fait de la défense de l’intégrité territoriale un devoir pour tout Congolais. Elle se réfère aussi au règlement minier, notamment sur la traçabilité et la place de la société civile dans le secteur.
Pour lever toute ambiguïté, la population riveraine appelle le gouvernement provincial du Kwango à mettre en place une commission ad hoc composée d’Experts en délimitation des frontières, pour vérifier si les bornes n’ont pas été déplacées et de Cadastre minier, pour déterminer les superficies et établir une nouvelle cartographie.
« Nous, population riveraine, sommes profanes en la matière. Mais nous pensons qu’au départ, ces exploitations avaient débordé la frontière. Seule une enquête d’experts pourra rétablir la vérité », indique la société civile.
Elle demande une réaction immédiate des autorités et rappelle les cas de Shayibwanda à Kahemba et la situation à l’Est du pays. Elle suggère également que la Monusco assiste au processus en tant que témoin.
Emery Lucky Poya





