Contradictions entre Sele Yalaghuli et Jules Alingete : Marcellin Bilomba propose à Félix Tshisekedi la mise en place d’une commission ad hoc

Le conseiller principal au collège économie, finances et reconstruction propose au chef de l’État la mise en place d’une commission ad hoc devant être composée de la Présidence de la République, la Primature, les ministères du Budget et celui des Finances. La proposition de Marcellin Bilomba contenue dans un courrier adressé au Président de la République fait suite aux contradictions nées au sujet de la suppression controversée des exonérations illégales.

Dans cette correspondance adressée au chef de l’État intitulée « situation préoccupante des finances publiques », Marcellin Bilomba est d’avis que ladite commission ad hoc serait une occasion de permettre de « statuer sur les mesures relatives à la mobilisation des recettes et à l’affectation des dépenses publiques ». « Ainsi, nous pourrions nous attendre à une gestion transparente et fluide des finances publiques, en luttant contre le coulage des recettes publiques et en limitant la pression sur le Trésor public et ce, afin de prioriser les dépenses publiques contraignantes », écrit Marcellin Bilomba.

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« Consécutivement à la lettre de l’Inspecteur général des finances, chef de service du 6 novembre et celle du ministre des Finances du 7 novembre, je me permets d’informer votre haute hiérarchie qu’il se dégage réellement une situation très préoccupante dans la gestion des finances publiques », indique le conseiller principal au collège économie, finances et reconstruction. Marcellin Bilomba affirme qu’ « il n’est un secret pour personne que la pandémie de la Covid-19 a entraîné une baisse des recettes internes dans plusieurs États du monde en général, et en RDC en particulier ».


A ce jour, révèle Marcellin Bilomba, « il n’y a que la DGDA qui se bat pour exécuter les mesures de suppression des exonérations illégales avec de multiples goulots d’étranglements créés par sa hiérarchie ». « Quant à la DGI, poursuit-il, et la DGRAD, aucun effort dans ce sens n’a été entrepris ». Il affirme que dans un système fiscal déclaratif, « seules les mesures rigoureuses de contrôle et de réforme qui peuvent permettre en même temps de renflouer la caisse générale du Trésor public ».

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S’agissant de la suppression des exonérations illégales, Marcellin Bilomba est catégorique : « les échanges des correspondances susvisées entre l’IGF et le ministère des Finances est une conséquence logique des faits que nous avons décriés dès le début de l’année 2020, en l’occurrence la gestion opaque et la non-exécution des mesures d’accompagnement des finances publiques ».

Rachidi Mabandu

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