ESU : Thomas Luhaka interpelle l’élite académique sur la vraie mission de l’université

Thomas Luhaka interpelle les responsables politiques et académiques sur la vraie mission de l’université. Une interpellation faite dans le cadre de la cérémonie de l’ouverture solennelle de l’année académique 2020-2021 vendredi dernier à l’Institut national du bâtiment et des travaux publics (INBTP).

« Pour participer réellement au développement du Congo et de l’Afrique, l’Université espère aussi, à la tête du Gouvernement, la présence des personnes capables de diriger avec lucidité », affirme le ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU) devant un parterre des gestionnaires des instituts et universités de la RDC. « Car, explique Thomas Luhaka, l’une des caractéristiques de bonne gouvernance est l’indépendance, la combativité et la volonté d’imposer ses vues, dans le cadre d’une
écoute et d’un dialogue sereins et constructifs avec toutes les
catégories de la population.
Mais, cela suppose que l’Université joue réellement sa
partition ».

En ce qui concerne les missions classiques de
l’Institution universitaire, Thomas Luhaka fait savoir qu’ « il nous revient d’indiquer et de réaffirmer, sans nous fatiguer et sans nous gêner, que la tâche première de toute
Institution universitaire est de veiller à ce que se poursuivent et se réalisent les fonctions permanentes essentielles de l’Université, notamment, celle d’assurer un enseignement de meilleure qualité et au plus haut niveau, et celle de la recherche scientifique performante ».


D’après Thomas Luhaka, ces deux missions vont toujours ensemble. « Car, elles sont complémentaires et indispensables ». En effet, explique-t-il, « en Afrique, une place prépondérante est dévolue à la formation des étudiants et à la préparation des cadres scientifiques et techniques supérieurs par la pure transmission du savoir et des techniques pédagogiques d’apprentissage ». De son avis, le besoin en cadres scientifiques et techniques supérieurs est absolument réel et toujours
crucial.

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Cependant, en même temps que l’on se soucie d’une
formation scientifique et technique à donner aux étudiants et aux apprenants, précise Thomas Luhaka, « il est aussi indispensable, voire plus important que nous nous consacrions aussi, et de manière prépondérante, sans doute, à la tâche de recherche, pour que l’Afrique soit réellement créatrice et ne
reste pas uniquement dépendante et continuellement consommatrice de la technique et de la pensée élaborées ailleurs ».

Le ministre de l’ESU constate qu’ « il nous revient, par les exigences de l’enseignement et de la recherche, de produire de la connaissance de par nous-mêmes, de créer des conditions qui devraient nous rendre inventifs et créateurs
pour faire face aux défis du développement national et aux impératifs de notre insertion harmonieuse dans notre environnement immédiat et
futur ». Ainsi, poursuit ce membre du Gouvernement, « à mesure que nos Universités se développent et progressent, il nous est indispensable d’insuffler une aspiration de plus en plus aigüe de voir ces Institutions informées d’une âme profondément africaine ».

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Le ministre de l’ESU a ouvert l’année académique 2020-2021 dont le début est prévu le lundi 22 février. Devant les corps académiques et scientifiques, étudiants, chefs  d’établissements et membres des comités de gestion de l’ESU réunis à l’INBTP à Ngaliema, Thomas Luhaka profite de l’occasion pour donner des orientations aux responsables académiques pour la nouvelle année « qui intervient près de trois mois après la date classique du 15 octobre ».

Rachidi Mabandu

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