Kasaï-Central : Un policier viole la femme d’un civil à Dibaya (NSCC)

Bien que plusieurs organisations de défense des droits de l’homme se liguent pour éradiquer si non réduire les cas de violences basées sur le genre au Kasaï-Central, beaucoup d’efforts restent encore à fournir en la matière. Un policier du territoire de Dibaya à Tshimbulu dans la province du Kasaï-Central a violé une femme à 20h le vendredi dernier en l’absence de son mari.

Selon Augustin Mukenge sha bantu, coordonnateur de la Nouvelle Société Civile du Congo (NSCC) de Dibaya, qui a livré cette nouvelle à ACTU7.CD ce mercredi 03 novembre 2021, la victime est abandonnée sans prise en charge en dehors du toit conjugal, car, précise-t-il, son mari l’a répudié et le policier, présumé auteur du forfait, est couvert par sa hiérarchie.

 » Un policier a violé la femme d’un pauvre citoyen à 20h pendant l’absence de son mari, depuis vendredi », a-t-il dit.

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Et d’ajouter :  » Toutes les autorités policières cherchent à couvrir et faire taire le dossier à l’absence du procureur de la République ».

C’est ainsi que la Nouvelle Société Civile du Congo de Dibaya appelle à l’union des forces pour décourager les actes qu’elle qualifie de  » complots » dans le traitement des cas de Violences Basées sur le Genre (VBG) à la Police de Dibaya à Tshimbulu.

Joint au téléphone par le média non-aligné, le Colonel Jean-Paul Wadimanya confirme la nouvelle et précise que le policier est aux arrêts.

 » J’attend encore le rapport de l’OPJ (Officier de la Police Judiciaire) verbalisant. Mais d’après, le policier (présumé auteur) quand j’ai parlé avec lui, il était parti réclamer son bouc chez le mari de la femme (victime). Alors comme le Monsieur était dans l’impossibilité de payer, il y a eu des menaces », a-t-il expliqué.

Et de conclure :  » Mais d’après la femme, le policier l’avait violé. On prépare le dossier dudit policier pour le transférer à qui de droit ».

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La Nouvelle Société Civile du Congo (NSCC) de Dibaya rapporte qu’il y a plus d’une année, une fille de la troisième des humanités a été violée et engrossée par un policier au cachot alors qu’elle était détenue illégalement sur plainte de son préfet de l’école. Ce dernier lui reprochait d’avoir volé son argent.

Alors que cette fille est aujourd’hui mère d’un enfant, son bourreau circule librement « sous l’oeil impuissant » des autorités judiciaires.

Jérémie Descon Muambi, à Kananga

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