Toujours pas de trêve de tensions entre les communautés Teke et Yaka dans le territoire de Kwamouth, dans la province du Maï-Ndombe. De nouveaux affrontements ont éclaté dans la soirée de mardi avant de faire au moins seize (16) morts.
Dans un entretien avec le média non-aligné, le vice-président de la société civile de Kwamouth Martin Futa affirme que les faits se sont déroulés sur la route qui mène vers Bandundu-ville.
« Il y a eu affrontements entre les deux communautés Teke et Yaka, sur la route principale hier [mardi] la nuit. Le bilan est de 16 morts. Du côté axe riverain, il y a un peu du calme, maintenant ça touche l’axe routier », explique cet acteur de la société civile dans la région.
Martin Futa ne veut pas entendre parler de la mission gouvernementale à Kenge, chef-lieu de la province du Kwango, pour discuter avec la communauté Yaka, alors que c’est à Kwamouth que tout se passe.
« On nous apprend que les autorités seront aujourd’hui à Kenge. Mais il fallait réunir les éléments qui sont ici dans le territoire de Kwamouth ou bien la communauté Yaka qui est ici dans le territoire de Kwamouth. C’est eux qui peuvent quand-même livrer la bonne information pourquoi ils sont en train de mener la guerre. Quand ils vont traiter avec ceux de Kenge qui sont dans la province du Kwango, vous ne voyez pas que ce n’est pas ça la solution ? », s’est-il interrogé.
Il rappelle, par ailleurs, que « la résolution c’était de faire déplacer les autorités de Kwango vers Kwamouth, voir leurs frères et poser des questions ». « Quand on le fait à distance (…) il n’y aura pas de solution », soupire le vice-président de la société civile de Kwamouth.
Depuis le début des affrontements dans cette région située dans l’ouest de la RDC, on parle de plus de trente (30) morts parmi lesquels cinq (5) éléments de force de l’ordre envoyés par le Gouvernement pour rétablir l’ordre dans le cadre de ce conflit qui oppose les communautés Teke et Yaka.
Patrick Nguwo





