Cantonnés dans les sites de l’institut Mabalako et de l’école primaire Muangaza, commune d’Oïcha, chef-lieu du territoire de Beni (Nord-Kivu), les sinistrés de guerre venus de différents coins de ce territoire, fouillant les barbaries des djihadistes ADF (Forces Démocratiques Alliées), se disent exposés à toute sorte d’intempéries depuis la rentrée scolaire en cours.
Ils ont exprimé cette inquiétude au cours d’une interview accordée à ACTU7.CD ce lundi 05 septembre 2023, soit deux (2) jours après la reprise des activités scolaires en RDC.
Ces déplacés, qui manquent désormais où passer leurs journées, demandent au Gouvernement congolais et aux ONG de leur construire ne serait-ce que des cases pouvant leur servir d’abri, en attendant le rétablissement de la paix.
Ils indiquent qu’ils vident les salles des classes chaque matin, pour y revenir après cours. Ils exhortent le Gouvernement congolais de pacifier la zone, afin qu’ils regagnent leurs domiciles respectifs.
Informé, le bourgmestre de la commune d’Oïcha indique déjà avoir fait des lobbyings ça et là en faveur de ces derniers.
L’année scolaire 2022-2023, les élèves d’une école locale, abritant les déplacés de guerre, s’étaient soulevés contre ces derniers, les accusant de l’insalubrité.
JC Mbafumoja, à Beni





