RDC : Pascal Mukuna traduit en justice pour « viol, rétention illicite de documents et menaces de mort »

Mamie Tshibola Mafuta, veuve de Monsieur Katshia Milongo, ancien collaborateur de l’évêque Pascal Mukuna au sein de l’Assemblée Chrétienne de Kinshasa (ACK), a saisi le Procureur général près la cour d’appel de Kinshasa/Gombe contre Pascal Mukuna pour viol, rétention illicite de documents et menaces de mort.

« Je suis veuve de Monsieur Kansthia Milongo, ancien collaborateur du Pasteur Mukuna au sein de l’église Assemblée Chretienne de Kinshasa (ACK). De son vivant, mon époux avait acquis plusieurs biens meubles et immeubles, dont une parcelle située à Bandalungua sur l’avenue Mbidi numéro 7385. Après sa mort Monsieur Mukuna Pascal s’est arrogé le pouvoir de partager les biens de mon feu mari sans tenir compte de mes droits de veuve garantis par les lois de la République, surtout je suis restée avec un enfant mineur d’âge », écrit Mamie Tshibola dans sa plainte dont une copie est parvenue à ACTU7.CD.

À l’en croire, « Pascal Mukuna a profité de sa position d’évêque et dirigeant de son église pour garder les documents de la parcelle de Bandalungua en posant plusieurs conditions pour pouvoir les retirer aux fins de rentrer dans mes droits ».


« C’est ainsi qu’au courant du mois de décembre 2019, son avocat, Maître Roger Mayamba, jadis conseillé de mon mari va me demander de se rendre au bureau du Pasteur au motif que l’évêque était disposé à restituer mes documents. Mais arrivée sur place, le pasteur va me faire son désir d’avoir les relations sexuelles avec moi dans son bureau avant de restituer le certificat de la parcelle. J’avais refusé d’obtempérer à cette demande, mais son avocat m’a convaincu d’accepter cette offre. C’est ainsi qu’il m’avait invité dans son bureau de l’église ACK/Bandal. J’ai rempli ma part du marché et il a refusé de me restituer ces documents ainsi nous avons eu avec lui plus de deux conjonctions sexuelles », explique Tshibola Mufuta.

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Celle-ci ajoute « je vous avoue que les deux dernieres relations sexuelles que j’ai eues avec lui, l’ont été non seulement sous la menace de son arme à feu qu’il avait sortie sous la table, monsieur le procureur, il a abusé de moi et garde sur lui le certificat d’enregistrement de la parcelle de mon mari pendant que moi et ma fille traînons dans la boue ».

« Vous êtes mon seul recours face à cet homme puissant dans le régime actuel et vous prie de bien vouloir intervenir dans cette affaire pour me permettre de renter dans mes droits », écrit Tshibola au procureur.

José Muyaya

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