Le 1er Juin est commémoré en République Démocratique du Congo, le double assassinat de Floribert Chebeya, Coordonnateur de la Voix des Sans Voix (VSV) et Fidèle Bazana, son chauffeur. 10 ans après, La Nouvelle Société Civile Congolaise (NSSC), dirigée par Jonas Tshombela affirme que cette tragédie reste un mystère.
Dans son mot prononcé pour la circonstance, le Président de la NSSC s’inquiète de savoir que cette disparition est restée sans procès équitable et s’interroge sur la nécessité d’ôter la vie à ces activistes des droits de l’homme.
« Qu’avaient-ils fait réellement pour mériter un tel cruel et inhumain
sort ? Difficile à comprendre. Nous le saurons un jour, ne dit-on jamais quelle que soit
la durée de la nuit, le soleil apparaitra. Notre détermination sur le chemin de la recherche de la justice, la vérité et réparation sur la mort de Floribert et Fidèle Bazana reste entière et intacte et doit même s’intensifier sur tous les plans et à tous les niveaux », a-t-il promis.
Jonas Tshombela ajoute que « les fanatiques de la négation de l’Etat de droit, ces assassins de notre collègue et son chauffeur qui continuent de bénéficier de la complicité et protection de ceux-là même qui sont appelés à protéger tous les congolais et à lutter contre l’impunité et l’injustice désormais ils ne doivent plus dormir tranquillement ni circuler librement tant que la vérité restera un mystère ».
Il invite pour se faire les Congolais en général et les défenseurs des droits de l’homme, en particulier à la détermination pour « arracher un État démocratique qui rendra tout le monde égal devant la justice ».
« Dans notre combat sur la voie de la recherche de la vérité et la justice face à l’indifférence des autorités judiciaires tant au niveau national qu’international, nous
devons nous armer de la patience, du courage et de la persévérance. Voilà pourquoi nous devons tous travailler pour hâter très vite l’avènement d’un état réellement droit dans notre pays. Dans un tel Etat du reste de notre rêve, il n’y aura de la place pour des intouchables. Oui Floribert Chebeya et Fidèle Bazana sont morts, mais ils sont vivants car la
flame de leur combat pour une société juste et démocratique ne s’éteindra jamais », a-t-il précisé.
Poursuivant, cet activiste des droits de l’homme lance un vibrant appel aux autorités de la Voix des sans voix pour les
droits de l’homme, qu’une journée de réflexion soit organisée sur l’état de lieu du
procès oublié de Floribert et Fidèle.
« A l’issu de cette journée, un message fort devra être envoyé pour interpeller la conscience au monde entier et celles des autorités du pays sur notre souci renouvelé de la recherche de la vérité, la justice et la réparation sur ce cas de la mort de nos collègues Floribert et Fidèle Bazana.
Nous ne réclamons pas le ciel encore moins la terre, ni le confort, nous réclamons la justice, rien que la justice », conclut Jonas Tshombela.
Josué Mfutila





