Procès 100 Jours : « Je préfère rester à Makala que de sacrifier la fonction du Chef de l’État » (Vital Kamerhe)

C’est un jeu de ping pong très musclé entre Vital Kamerhe principal prévenu dans le procès de 100 Jours du Chef de l’État Félix Tshisekedi et le conseiller principal du Président de la République, en matière économique et financière.

Intervenant comme témoin dans la suite de l’audience devant le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/ Gombe (TGI) siègant en chambre foraine à la Prison Centrale de Makala, le Conseiller Principal Économique et financier du Chef de l’État charge Vital Kamerhe d’être auteur d’un tripatouillage qu’il a orchestré dans le programme d’urgence. Le conseiller principal du Président de République a démontré que ses fonctions font de lui, un collaborateur direct du Chef de l’État et non du Directeur de Cabinet qui « est uniquement son chef administratif ».

« J’ai quitté ce comité quand j’ai vu que le flou persistait. Il (Vital Kamerhe) a pu truipatrouiller des choses de façon à organiser un détournement des fonds. Tellement qu’on était très critiqué de la manière dont le programme de 100 Jours a été conçu et géré, j’ai claqué la porte », déclare le Conseiller Principal en charge de l’Ecofin au prévenu Vital Kamerhe, à travers le TGI.

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En réponse, Vital Kamerhe dit constater que ce procès semble être un coup préparé en avance pour « le noyer ».

« J’ai comme l’impression qu’il y a eu des réunions pour organiser comment on peut bouffer Vital Kamerhe. Mais ça ne sera pas facile. Mais comme tel est le cas, je vous propose un raccourci, celui de me garder à Makala au lieu de vous faire passer le temps pour rien, s’exclame le Président de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC).

Et de poursuivre, « ça m’étonne qu’il y a encore des gens qui confondent; parler avec le chef de l’État puisqu’on est d’une même province et lorsqu’il est devenu Président de la République, jusqu’à ignorer les fonctions du Directeur de Cabinet ».

Brandissant le document portant fonctionnement de la Présidence de la République, Vital Kamerhe fait savoir au témoin que « le seul à collaborer directement avec le chef de l’État, c’est son Directeur de Cabinet, pas son Conseiller Principal, qui n’a même pas le droit de convoquer un ministre. Je ne peux pas vous montrer toutes les annotations du Chef de l’État sur les documents, je préfère rester à Makala que de sacrifier la haute fonction dévolue au Chef de l’État », a-t-il lâché.

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Josué Mfutila

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