Exposant la situation de la Société minière de Kilo-Moto, SOKIMO, lors de la 36ème réunion du conseil des ministres, le ministre du Portefeuille Clément Kwete a relevé que cette société n’a pas su améliorer le potentiel de ses activités minières et industrielles.
A en croire le ministre, et ce, en dépit de la richesse de ses gisements des suites du manque d’un fonds de roulement conséquent.
Clément Kwete a rappelé que la SOKIMO avait opté pour une politique d’affaires de jointventure, mais elle est devenue de ce fait une entreprise dépendant totalement des retombées des contrats d’association conclus avec des sociétés à capitaux étrangers.
Ces contrats se sont soldés par un manque de dividendes pour l’actionnaire unique qu’est l’Etat.
Quant à la situation financière et des ressources humaines, elle se présente comme suit :
– Situation des dettes : USD 114.835,099 de situation nette de dettes au 31 décembre 2017 ;
– Les créances que détient SOKIMO SA sur l’Etat sont de USD 1.281.000 (au titre de créance certifiée) et USD 71.320.000 de créances non certifiées ;
– Situation des ressources humaines : Elle indique un effectif pléthorique ; plusieurs mois d’arriérés de salaires estimés à 80 mois ; un nombre important d’employés éligibles à la retraite ; situation juridique.
• Conseil d’Administration incomplet ;
• Une Direction Générale provisoire ;
• Non-régularisation des titres de propriété du patrimoine foncier et immobilier de l’entreprise auprès de services étatiques compétents.
S’agissant des recommandations, le Ministre a estimé que la solution idéale envisageable passe par le regroupement des actifs (gisements) de la SOKIMO en trois catégories.
La première catégorie concerne les gisements de ZANI KODO, Watsa, et Nizi.
Un actif fera l’objet d’une introduction en bourse via un » véhicule financier » qu’est la firme AJN RESOURCES INC, de droit Canadien, listée en bourse des valeurs canadiennes.
La deuxième catégorie portera sur des négociations en vue de trouver une solution en ce qui concerne les permis litigieux.
La troisième catégorie concerne les périmètres miniers libres sur lesquels la Société BARRICK, qui est en partenariat avec SOKIMO, peut mener des recherches pour la détermination de certification de réserve.
Le Ministre de portefeuille sollicite du Gouvernement l’avis pour lister un actif en bourse via le « véhicule financier « AJN
RESOURCES » en vue de mobiliser du cash flow susceptible d’aider la SOKIMO à parfaire la recherche et éventuellement commencer la production dans KIBALI SUD.
Dostin Eugène Luange





