Conférence panafricaine sur le Projet Grand Inga : les résolutions devront se greffer à celles des derniers travaux organisés avec la collaboration de la BAD

La Conférence panafricaine sur le Projet Grand Inga ouverte à Kinshasa introduit le travail des experts qui vont baliser la Conférence des Chefs d’Etats qui se tiendra en septembre ou octobre prochains. Les conclusions de ces travaux devront se greffer aux fructueuses avancées et efforts entrepris par les uns et les autres depuis près de 40 ans.

Le ministère congolais des Ressources hydrauliques et électricité explique que « ce sont particulièrement les résolutions des travaux des quatre derniers ateliers organisés avec la collaboration de la Banque africaine de développement (BAD) successivement à Johannesburg en novembre 2019, à Abidjan en décembre 2019 et janvier 2020 et enfin, à Kinshasa en mars 2020 ».

Concrètement, les participants à ces assises parmi lesquels les membres de la Commission de l’Union Africaine (CUA) et de l’Agence de
Développement de l’Union Africaine et le Nouveau partenariat de développement de l’Afrique (AUDA-NEPAD), de la BAD, des banques régionales et internationales de développement, de la Banque Mondiale…ont été édifiés sur l’objectif final des travaux. Il s’agit, a précisé le ministre d’État congolais Eustache Muhanzi Mubembe, comme objectif de réaliser d’une manière effective le projet hydroélectrique Grand Inga en commençant par la centrale de Inga 3 d’une capacité de 11 000 MW et au-delà.

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Voilà pourquoi les experts présents a la conférence s’attendent à des échanges aussi riches que diversifiés pour le bonheur du projet qui est « la relance effective du projet de réalisation du Grand Inga avec l’accompagnement de tout le monde », a fait savoir le ministre des Ressources hydrauliques et électricité.

Les principaux objectifs attendus des réunions techniques de la conférence sont, entre autres, présenter les opportunités actuelles et futures du projet Grand Inga et d’autres activités d’investissement dans le secteur de l’énergie électrique en RDC spécialement sur le fleuve Congo et ses affluents. Encourager des appels à manifestation d’intérêts de la part des participants pour l’achat de l’énergie à produire au cours des phases subséquentes du projet Grand Inga.

Ces travaux visent également recommander un cadre de base pour guider la RDC en prélude d’une Conférence des Chefs d’Etats africains. Les experts continueront à fournir leurs contributions, après cette conférence technique virtuelle, pour la préparation de la Conférence des Chefs d’Etats africains de Septembre/Octobre 2020. De même qu’ils comptent encourager un dialogue approfondi et une collaboration d’investissement entre les entrepreneurs publics et privés, et les plus hautes instances politiques et économiques, aussi bien au niveau de la RDC qu’au niveau continental.

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Les options levées par la RDC pour sa politique énergétique, a expliqué le ministre Eustache Muhanzi, s’articulent notamment sur la libéralisation du secteur de l’électricité par la loi N° 14/011 du 17 juin 2014 avec un cadre institutionnel et juridique approprié et attrayant.
Aussi, la RDC privilégie les ressources énergétiques disponibles pour accroitre l’offre énergétique et l’accès pour tous à l’électricité dans les meilleures conditions de prix et de protection de l’environnement. « Développer Grand Inga simultanément avec les autres sites parsemés sur l’ensemble du territoire national pour répondre aux besoins de tous », demeure une des options majeures pour le Congo-Kinshasa.

Rachidi Mabandu

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