« Les cryptomonnaies, bitcoins et autres monnaies virtuelles proposés sur des plateformes électroniques ne sont ni règlementés ni autorisés à opérer en République Démocratique du Congo », alerte la Banque Centrale du Congo (BCC). Dans un communiqué signé par son gouverneur Deogracias Mutombo, l’institution financière appelle les congolais à être prudents face à ces pratiques non conformes.
« La banque centrale attire, une fois de plus, l’attention particulière du public, d’une part, sur les activités de ces structures qui proposent, sans y être autorisées, par la voie de sites internet ou de réseaux sociaux, des investissements sur des produits dérivés, sur des crypto-actifs via les fonds récoltés dans un système pyramidal et, d’autre part, sur les risques importants associés à ces opérations sur des actifs spéculatifs », note le communiqué de la Banque Centrale datant du 7 juillet.
D’après la BCC, les crypto-monnaies, bitcoins et autres monnaies virtuelles présentent quatre risques majeurs. Il s’agit de « l’absence de protection réglementaire pour couvrir les pertes en cas des défauts ou de cessation d’activités dans la plateforme qui gère le stockage des bitcoins ; des risques d’utilisation à des fins criminelles et de blanchiment des capitaux préconisant, du reste, l’anonymat dans la réalisation des transactions ; des risques financiers liés à l’extrême volatilité des bitcoins ; l’absence de recours possible en cas de cyber-attaque ou de vol de bitcoins stockés sur les téléphones, ordinateurs, etc. ».
De ce fait, l’autorité de régulation et de contrôle du système financier national dit décliner, « à nouveau, toute responsabilité pour tout désagrément que subiraient les personnes qui s’adonneraient à ces transactions à travers ces structures illégales ». Les crypto-monnaies sont des actifs virtuels stockés sur un support électronique permettant à une communauté d’utilisateurs l’acceptant en paiement de réaliser des transactions, notamment de conservation et d’utilisation comme instruments d’échange, de placement et de financement, sans recourir à la monnaie ayant cours légal en RDC ».
Rachidi Mabandu





