La Police judiciaire des Parquets est à pied-d’oeuvre depuis trois semaines pour traquer les sociétés minières, pétrolières et de commerce général. Un communiqué de presse daté du 7 août 2020 et signé par le Directeur administratif et services généraux, Albert Kabwe Kasala, précise que plusieurs faits infractionnels ont été documentés. Ce qui justifie la constitution de cinq équipes d’inspecteurs judiciaires à descendre sur terrain.
La police judiciaire des Parquets explique que « parmi les dossiers-phares il y a des cas ou certaines entreprises et sociétés minières, pétrolières et de commerce général ont, d’une part, minoré leurs productions pour aménuiser leurs impôts sur les bénéfices, et d’autre part, ont déclaré de pertes pour ne pas payer conséquemment les impôts par rapport aux bénéfices et profits réalisés ».
Des déclarations totalement opposées aux résultats des enquêtes menées par les inspecteurs judiciaires sur le plan international, « étant entendu que celles-ci font partie des consortiums, se montrent qu’elles ont réalisé des gros bénéfices », fait savoir la Police judiciaire des Parquets.
Les enquêtes ainsi menées ont permis de découvrir que « parmi les administrateurs et auditeurs internes de ces entreprises et sociétés il y a des personnalités politiques congolaises qui occupent actuellement de très hautes fonctions du pays et qui ont même touché des dividendes pour les exercices déclarés sans profit ».
La Police judiciaire des Parquets reconnaît avoir cerné certains procédés mis en place par les importateurs, exportateurs, commissionnaires en douane et contribuables avec la complicité des agents et cadres des régies financières, aux fins de priver l’État de ses ressources. La Police judiciaire des Parquets dit travailler sereinement pour débusquer tous ces mécréants.
Rachidi Mabandu





