Dans un communiqué rendu public ce 12 août, les Forces Armées de la RDC appellent tous les groupes armés, actifs en Ituri, à déposer les armes et rejoindre le processus de paix.
« Les Forces Armées de la RDC demandent avec insistance à tous les groupes et bandits armés auteurs de plusieurs atrocités (…) à déposer les armes et à rejoindre les centres de regroupement prévus en vue de contribuer à la pacification et au développement de la province de l’Ituri », écrit le lieutenant Jules Ngongo.
Dans le viseur de l’armée, la milice CODECO, active dans les territoires de Djugu et Mahagi ainsi que les Forces Intégrationnistes et Patriotiques du Congo, FIPC, aussi appelées « Chini Ya Kilima » auteurs de l’insécurité dans le territoire d’Irumu. Il y a également tous les jeunes tentés par les appels à l’auto-défense.
Par ailleurs, le secteur opérationnel des forces armées en Ituri exhorte les communautés à « s’abstenir d’envenimer la situation sécuritaire de la province et à entraver les efforts des FARDC par des appels à l’auto-prise en charge militaire ».
L’armée prévient que « toute tentative allant dans ce sens sera interprétée comme une haute trahison (…), les auteurs subiront la rigueur de la loi ».
Les communautés locales sont aussi encouragées à faire confiance à l’armée et la police et se désolidariser des « pêcheurs en eaux troubles » et aussi « contribuer aux efforts de restauration de la paix et de l’autorité de l’Etat » sur toute l’étendue de la province.
Cet appel de l’armée intervient après un week-end particulièrement sanglant dans le territoire de Djugu. Dans la matinée du 9 août, plus de 20 civils ont été sauvagement tués et plusieurs cases incendiées lors d’une attaque lancée contre le village de Lisey en secteur Banyali-Kilo.
Andy Kambale Matuku, à Mambasa





