La gestion des fonds alloués à la riposte de la pandémie à la Covid-19 et les fonds logés dans le compte général à la Banque centrale du Congo (BCC) ont été mal gérés. Tel est les conclusions de l’enquête menée par l’Inspection générale des finances (IGF). L’inspecteur général Jules Alingete l’a fait savoir, jeudi 13 août, au cours d’une conférence de presse. Il a, dans le même cadre, expliqué que ces actes de megestion « grave » ne restera pas impuni. « Tous ces dossiers ont été à la justice pour disposition ».
L’IGF dit avoir répertorié l’existence de plus de 1.300 exonérations avec un manque à gagner de près de 5 milliards de dollars américains qui échappent ainsi au Trésor public. Dans ce même registre, l’Inspection des Finances a évalué un stock de compensation de près de 1 milliards 500 millions USD « qui hypothequent les recettes publiques ».
Pour Alingete, « les compensations sont des autorisations données à certains opérateurs économiques de ne pas payer les droits de l’État parce que l’État leur doit de l’argent ». « Or, poursuit-il, la plupart de ces dettes sont fausses. Ces compensations sont interdites par les lois de la République ».
« A part les miniers et les pétroliers, les compensations sont évaluées à près de 600 millions USD,le reste des compensations soient 900 millions de dollars sont fausses car basées sur de fausses dettes attribuées à l’État », révèle l’IGF.
Jules Alingete affirme que « 99% des produits de la fraude et corruption profite à moins de 1% de la population constitué des personnes qui se croient intouchables ». Entre 2014 et 2016, sous la gestion du Premier ministre Matata Ponyo, précise Jules Alingete, « le taux de pression fiscale était de 14% ; aujourd’hui,le taux est descendu à 9% à cause des exonérations et compensations ».
Alingete fait savoir que Félix Tshisekedi refuse « la prédation de nos finances publiques ». Et Jules Alingete d’ajouter que « nous ne pouvons accepter de perdre 5 milliards de dollars américains dans les exonérations pour aller quémander des appuis budgétaires de 500 millions de dollars américains auprès des institutions internationales ».
Rachidi Mabandu





