« Je crois que ce sont des initiatives à encourager parce que cela permet aux Congolais de se parler. Ce sont des députés, ils sont à l’Intérieur des institutions. Ils se parlent, ils proposent des solutions à leurs leaders. Pourquoi pas ? », s’est félicité la patronne
de la Mission des Nations
Unies pour la stabilité du
Congo (MONUSCO). Leila Zerrougui n’a pas non plus exclut l’idée de rencontrer le groupe de 13 personnalités avec qui elle pourrait discuter sur cette épineuse question des reformes électorales.
Appelé à donner son son point de vue sur la démarche de Delly Sessanga et compagnie sur les réformes électorales, Leila Zerrougui pense que « quelles soient les initiatives, elles ne sont pas mauvaises dans la mesure où elles rassemblent les Congolais. Dans la mesure où elles leur permet de se parler de discuter et de voir les limites et les opportunités ».
La patronne de la MONUSCO justifie son approche en tenant compte de certains paramètres. Au cours du point de presse hebdomadaire de son institution tenu le mercredi 2 septembre, Leila Zerrougui s’est posée la question de savoir « est-ce que vous avez déjà vu un pays qui tremble à chaque fois lorsqu’il y a élection ? ». Et de répondre « lorsqu’on tremble à chaque élection, cela veut dire qu’on a pas encore digéré le fait que le pouvoir se transmet par les cours pacifiques ». « Bien sûr c’est un apprentissage et c’est normal. C’est tout à fait normal. Il n’y a pas eu par le passé ce genre d’expérience », a-t-elle ajouté en substance.
La composition même du groupe de 13 personnalités séduit la MONUSCO. Leila Zerrougui à estimé que « cest un groupe qui représente à la fois l’Opposition et la Majorité ». Par ce fait, elle ajoute que « ce sont qu’à même des gens qui essayent d’identifier les problèmes de fond qui peuvent être à l’origine dune déstabilisation ou qui peuvent empêcher le processus électoral de se faire dans les meilleurs conditions et dans le délai, parce que c’est ça aussi l’enjeu ».
Leila Zerrougui ne souhaite pas que la RDC connaisse des situations qu’on a pas prévues « et à la fin on est pas prêt le jour où il faut aller aux élections ». « Pour le moment, personnellement je ne les ai pas encore rencontrés, mais je suis ouvert pour rencontrer tout le monde. J’attends voir le processus. J’en ai rencontré les uns mais pas le groupe. J’écoute, je suis les débats, je sais qu’il de l’intérêt dans cela », fait savoir la patronne de la MONUSCO.
« S’il y a quelques chose que la Monusco peut faire, c’est apporter sa contribution, nous sommes là. Tout ce qui peut aider à la stabilisation, tout ce qui peut aider les Congolais », promet Leila Zerrougui. Celle-ci affirme que « la stabilisation c’est lorsqu’il y a consensus. Lorsque, quelques soient les divergences, il y a des choses sur lesquelles on est d’accord et on se met d’accord sur un même processus qui nous mène vers quelque chose ».
« Moi si un tel processus existe, nous ne pouvons qu’appuyer. Nous n’avons pas des choix divergents. Nos choix sont les choix des Congolais. Notre rôle c’est de les amener à aller dans le bon sens, construire leur pays, construire leur stabilité, marginaliser la violence, imposer le choix politiques », répond Leila Zerrougui à la question émettant l’avis de la MONUSCO à l’initiative des 13 personnalités sur les réformes électorales.
Leila Zerrougui renforce ainsi le moral de Delly Sessanga, Patrick Muyaya, Jacques Ndjoli, Mukoko Samba…d’amener les Congolais autour d’un consensus sur les réformes électorales. D’où la question de savoir pourquoi constate-t-on une résistance dans le chef
de certaines forces
politiques à l’intérieur du
pays face à l’appel au
consensus lancé par les
13 personnalités.
Rachidi Mabandu





