« Si la Constitution est violée, les citoyens doivent réagir et les mécanismes de sa protection doivent être mis en mouvement », insiste Fayulu

Pas de répit pour Martin Fayulu. En tout cas, le président de l’Engagement citoyen pour le développement (ECIDE) n’est pas prêt à faire marche arrière dans sa démarche accusant Félix Tshisekedi de « haute trahison ». A travers un tweet mis en ligne le jeudi 3 septembre dans la matinée, ce cadre de la coalition LAMUKA insiste en rappelant que « si la Constitution est violée, les citoyens doivent réagir et les mécanismes de sa protection doivent être mis en mouvement ».

Martin Fayulu dit s’approprier d’une des citations de l’ancien Président francais François Mitterrand : « La Constitution, rien que la Constitution, toute la Constitution ». Pour lui, « la Constitution est la fondation d’un État. Si elle est violée, les citoyens doivent réagir et les mécanismes de sa protection doivent être mis en mouvement ».

Une énième sortie de l’opposant qui n’est pas de nature à calmer le jeu après la montée de la tension entre différents protagonistes de la scène politique rd congolaise. La question sur la mise en accusation du chef de l’État proposée par Martin Fayulu et Théodore Ngoyi provoque une levée de boucliers au CACH, FCC et LAMUKA. Même l’ancien Président de la République Joseph Kabila n’est pas épargné dans les déclarations des uns et des autres qui, parfois, sortent du cadre politique.


Martin Fayulu et Théodore Ngoyi, deux candidats malheureux des élections de décembre 2018, accusent le Président de la République Félix Tshisekedi de violer la Constitution du fait qu’il a nommé les deux juges de la Cour constitutionnelle à la Cour de cassation alors qu’ils sont en plein mandat.

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Pour eux, la Constitution n’autorise pas cette permutation. Ils ajoutent que cette violation intentionnelle de la Constitution devrait pousser les deux chambres du Parlement réunies en Congrès d’accuser le président de la République de haute trahison. « Nous disons que nous voulons construire un Etat de droit. Ce n’est pas un mot qu’on lance en vain. Il faut que les actes suivent. M. Tshisekedi n’est pas légitime. Il pose des actes en violation intentionnelle de la constitution. M. Félix Tshisekedi court un risque énorme. Il doit être traité de haute trahison », avait affirmé Martin Fayulu.

Rachidi Mabandu

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