Plusieurs natifs de la province du Mai-Ndombe, présents à Kinshasa ont échangé sur les questions liées au développement de leur entité, dans le cadre de Mai-Ndombe News Forum.
Lors de leur rencontre, deux députés provinciaux et quatre jeunes ressortissants du Mai-Ndombe, ont développé à tour de rôle, des sujets épineux relatifs au développement de leur province.
En premier lieu, le député provincial Lebon Nkoso Kevani a exposé sur « la juxtaposition entre le Management et le Leadership ». Celui-ci a développé son sujet en parlant du leadership et le management. Il a estimé que la province du Mai-Ndombe n’a pas encore un leader politique. Pour lui, plusieurs acteurs politiques se spécialisent dans la manipulation de la population.
En suite, le Député provincial Coco Pembe qui a partagé avec les conférenciers sur le thème : « quel profil pour le poste du gouverneur dans le Mai-Ndombe? » Cet élu de Mushie a déploré le manque d’un bon profil à la tête de la province depuis l’avènement du découpage territorial.
« Un bon gouverneur pour la province du Mai-Ndombe doit notamment avoir la culture de la sanction, il doit être au-dessus des clivages politiques, servir les autres et protéger les minoritaires », a dit le député Coco Pembe.
Le changement de mentalité de la jeunesse, gage du développement humain », c’est le sujet qui a été abordé par Monsieur Héritier Nzey.
Ce jeune a invité les jeunes de la province du Mai-Ndombe de s’emanciper de peur d’être un danger pour la République.
En suite, Michael Nzali a parlé de la désorganisation de la jeunesse du Mai-Ndombe.
Ce jeune issu du territoire du Kiri croit fermement que la désorganisation des jeunes se justifie par l’absence du Conseil provincial de la Jeunesse.
« Ce conseil , c’est le canal par lequel les partenaires passent pour venir en aide aux jeunes ou financer leurs projets.
« Nous sollicitons l’intervention de nos deux parlementaires ici présents pour un lobbying allant dans le sens de doter le Mai-Ndombe d’un conseil provincial des Jeunes », a suggéré Michael Nzali.
De sa part, Fabrice Longungu a présenté la perception de la jeunesse du concept mentorat dans la sphère publique du Mai-Ndombe. Il a souligné que le mentorat n’est pas du mauvais. Cependant, la perception négative des jeunes de ce concept est justifiée par les oeuvres de ceux qui sont considérés comme des mentors dans le Mai-ndombe.
Enfin, Orman BOLA s’est interrogé sur « Quel âge doit-on atteindre pour être utile dans la société ? »
Ce dernier orateur des jeunes a commencé par présenter la perception qu’à la société de cette catégorie de la population.
« Les jeunes sont généralement considérés mous. Ils n’ont plus d’idéaux et carburent à l’apathie. C’est en tout cas les termes erronés qui ont longtemps servi à décrire les jeunes qui sont nés après la révolution Internet et qui évoluent dans un monde en proie à une crise économique, écologique, politique, religieuse sans précédent », rappelle-t-il.
Selon Orman BOLA, la jeunesse n’est pas l’avenir de demain. Il estime par contre que la jeunesse, doit agir maintenant.
« La jeunesse doit arrêter de vivre dans une posture attentiste. Elle doit agir maintenant. Pour être utile ou occuper des grands postes de décision, on ne doit pas forcément attendre avoir 50 ans ou 60 ans. Un jeune peut mieux faire dans son domaine de prédilection. Tout est question de prise de conscience », a expliqué ce natif d’Inongo.
Tout en illustrant quelques figures des jeunes qui ont fait des exploits dans leur vie, Il a renchéri que les jeunes peuvent changer le monde, à condition qu’ils participent activement à sa construction politique, sociale et surtout économique.
« Notre jeunesse doit faire la différence pour être une référence », a-t-il conclu.
Cette rencontre a été organisée à l’occasion de la célébration du 2ème anniversaire du Forum Mai-ndombe News, ll y a un cadre d’informations et d’excellence présent sur les réseaux sociaux.
Z.O





