L’Association Congolaise des Femmes Journalistes de la Presse Ecrite (ACOFEPE) a organisé, jeudi dans la ville de Mbuji-Mayi, une Tribune d’Expression populaire à laquelle ont participé une cinquantaine des jeunes étudiants et entrepreneurs de la province du Kasai-Oriental. « Bonne gouvernance et lutte contre la corruption », telle a été la thématique générale de cette activité ayant bénéficié de l’appui technique d’Internews.
Dans son mot de circonstance, lu par sa déléguée, la Présidente de l’ACOFEPE a rappelé que cette tribune d’expression populaire consacre un rituel démocratique symbolisant l’arbre à palabres dans la société traditionnelle africaine, l’agora ou encore le forum respectivement dans la Grèce et la Rome antiques.
Par cette Tribune, l’ACOFEPE, a poursuivi sa présidente, s’engage donc à favoriser la liberté d’expression, l’égalité des sexes en matière de débat public auprès des groupes historiquement marginalisés, le cas des jeunes et des femmes qui ont été massivement invités ici. Aussi l’activité vise-t-elle le renforcement de capacité des médias à plaider en faveur d’un environnement plus favorable à la démocratie et au développement.
A tour de rôle, trois intervenantes ont développé, chacune, un sujet spécifique lié à la thématique «Bonne gouvernance et lutte contre la corruption». La coordonnatrice provinciale de la société civile du Kasai-Oriental, Rose-Noëlla Mbuyi, s’est penchée sur les défis et enjeux de la lutte anticorruption au niveau local. Elle a fait remarquer que les problèmes liés à la corruption sont énormes, et exigent des solutions durables pour son éradication.
Quant aux questions liées à la contribution de la Société civile dans l’avènement de l’État de droit, Henriette Kakolongo, avocate au barreau de Mbuji-Mayi, a d’abord salué la bravoure de la Société civile dans la recherche des voies et moyens de faire voter des lois prenant en compte les attentes de la population en matière de lutte contre les antivaleurs, notamment la corruption, un frein majeur au mieux-être collectif.
Enfin, la coordonnatrice de l’ACOFEPE section Mbuji-Mayi, et journaliste, Mariam Kabedi, a insisté sur la responsabilité des médias dans la lutte contre la corruption étant des supports fiables de diffusion. Pour elle, les médias contribuent de manière significative à la consolidation du régime démocratique, à travers leur fonction critique faisant d’eux le quatrième pouvoir, aux côtés des pouvoirs exécutif (gouvernement), législatif (Parlement) et judiciaire (Cours et tribunaux).
Cette Tribune d’Expression populaire s’est soldée par le traditionnel jeu des questions-réponses, et par quelques recommandations adressées à l’ACOFEPE, notamment l’organisation régulière d’une telle activité et la promotion d’une presse écrite indépendante et impartiale en RDC.
Hervé Landry Ngoyi, à Mbuji-Mayi





