Pas de conseil des ministres ce vendredi 23 octobre, Félix Tshisekedi s’adresse à la Nation (Présidence)

Pas de 54ème conseil des ministres pour ce vendredi 23 octobre. La réunion est reportée à une « date ultérieure ». En revanche, le Président Félix Tshisekedi s’adressera à la Nation, annonce un communiqué de presse de la Présidence de la République signé par le Directeur de cabinet a.i du chef de l’État et rendu public le mercredi 21 octobre à minuit.

Que peut-on nous attendre de l’intervention du chef de l’État ? Bien malin celui qui saura entrer dans l’esprit du premier citoyen. Ce qui est sûr, l’adresse à la Nation de Félix Tshisekedi intervient 48 heures après qu’il ait reçu le serment de trois juges controversés de la Cour constitutionnelle. Cette histoire de hauts juges est « passée sans être classée », contrairement à ce que racontent certains acteurs dans le camp présidentiel.

Félix Tshisekedi sort de ce « combat » non sans égratignures. Tout comme ses « opposants ». D’aucuns diront que l’après-serment ne sera pas égal à l’avant-serment. Des fissures il y a partout à commencer par la coalition au pouvoir. La volte-face de chefs des institutions comme la Primature, l’Assemblée nationale et le Sénat lors de la prestation de serment de magistrats de la Cour constitutionnelle reste un coup dur pour les coalisés.

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Loin de lui l’idée de dissoudre le Parlement, ce dernier n’étant pas en crise avec le Gouvernement, Félix Tshisekedi pourrait néanmoins tirer les conséquences du tableau qu’a offert la crise née de l’affaire des trois juges. Ses décisions pourraient tomber ce vendredi du côté du garant de la Nation. Mais lesquelles ? Là encore un mystère.

En tout état de cause, Félix Tshisekedi ne manquera pas d’interpeller les uns et les autres y compris dans son camp sur la nécessité d’éviter une crise qui pourrait embraser tout le pays avec de lourdes conséquences négatives pour la population. Ce qui, dans ce cas, va contraindre le Président de la République d’accepter les critiques qui fusent de part et d’autre suite à l’affaire de trois juges dont l’ordonnance du 17 juillet les nommant est contestée.

La suite du mandat du chef de l’État à la tête du pays en dépendra. Surtout quand on sait qu’avec les péripéties économiques bousculées par la crise internationale consécutive à la pandémie de la Covid-19 ne permettront point à la RDC d’organiser dans les délais les élections de 2023. Un consensus si pas un dialogue entre acteurs politiques et la société civile s’avère déjà indispensable. Un prix peut-être à payer pour que le pays fasse face notamment à l’insécurité criante ici et là a travers certains coins de la République.

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Les doigts croisés, la RDC reste une fois de plus suspendue à l’adresse à la Nation de Félix Tshisekedi.

Rachidi Mabandu

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