Le mouvement citoyen lutte pour le changement annonce sa participation aux consultations initiées par le chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi. Cependant, elle « salue de vive voix la démarche actuelle de l’organe délibérant du Kasaï Oriental dans le contrôle parlementaire et budgétaire de l’exécutif provincial qu’il a initié depuis près d’une semaine ».
« La lucha annonce qu’elle sera partie prenante à ces consultations, afin de faire valoir son cahier de charge, qui envisage des voies et moyens stratégiques curatifs pour endiguer les tumultes au sein des institutions sensées travailler dans la cohérence et dans le professionnalisme mais hélas nous ont habitué à un scandale honteux dans leur manière de travailler. Etant une voix la plus suivie au pays, nous apprécions à juste titre cette démarche consultante », ont-ils indiqué.
Tout en saluant la démarche du chef de l’État, « la Lucha reste tout de même vigilante, surtout sur les propositions courageuses qu’il prendra sans exclure aucun cas de figure comme il a réitéré lui-même dans son adresse », le « Congo doit changer c’est possible ».
Par ailleurs, ce mouvement citoyen « condamne l’interférence de la famille présidentielle dans la gestion de la province et souhaite que les deux institutions travaillent selon la constitution du pays, la loi sur la libre administration des provinces ainsi que le règlement d’ordre intérieur de l’Assemblée provinciale ».
« nous condamnons avec la dernière énergie le fait que la famille du chef de l’État interfère dans la gestion de la res publica dans le cas échéant la province du Kasaï Oriental, sans un statut particulier, dans la bonne marche des attributions de l’Assemblée provinciale qui a pris son courage avec deux mains pour déchoir le gouverneur Jean Maweja qui fait preuve de beaucoup de légèreté managériale dans sa gestion : paiement des agents fictifs, dépassement budgétaire de plus de 400%, etc. Ceci prouve à suffisance que ce dernier incarne tout sauf un leadership prometteur », ont-ils renchéri.
La Lucha a fait cette déclaration à la veille des incidents survenus lundi 02 novembre au siège de l’Assemblée provinciale, où les députés ont été empêchés d’accéder dans la salle de plénière par les éléments de la police sur ordre du ministère de l’intérieur.
Hervé Landry Ngoyi, à Mbuji-Mayi





