Le tribunal militaire de garnison de l’Ituri, siégeant en chambre foraine à Mambasa, à plus de 100km au sud de Bunia en Ituri, a consacré l’audience de ce 7 novembre aux plaidoieries des parties en procès.
Premier à prendre la parole, le collectif des avocats des victimes est revenu sur les faits commis et a demandé au tribunal de condamner les prévenus au versement des dommages et intérêts estimés à plusieurs centaines de milliers de dollars.
Abordant dans le même sens, le ministère public a demandé au tribunal de condamner 9 de 12 prévenus à la prison à vie pour notamment participation à un mouvement insurrectionnel, crimes de guerre par viol, destruction et par meurtre. L’organe de la loi a requis l’acquitement pur et simple de 3 prévenus suite à l’insuffisance de preuves.
Prenant la parole en denier, les avocats de la défense ont démontré devant le tribunal les irrégularités ayant caractérisé les enquêtes et les arrestations de leurs clients. Pour eux, « il n’y a pas assez de preuves réunies » contre les prévenus.
Le tribunal a pris l’affaire en délibéré et pourra annoncer sa sentence la semaine prochaine. Pour rappel, 13 personnes comparaissent devant le tribunal militaire de garnison de l’Ituri à Mambasa pour crimes de guerre par viol, destruction et par meurtre ainsi que pour participation à un mouvement insurrectionnel. Des faits commis entre novembre et décembre 2019 dans les localités de Biakato et Lwemba au sud de Mambasa. Une base de l’organisation mondiale de la santé, OMS, avait été attaquée par des présumés miliciens Maï-Maï. Deux chauffeurs furent tués et une logisticienne violée avant d’être tuée par ces malfrats.
Andy Kambale Matuku, à Mambasa





