L’Asbl « Cause rurale » organise le premier forum national sur la migration décente et violences faites aux femmes et jeunes filles

L’ASBL « Cause rurale » organise le tout premier forum national sur la migration décente et violences faites aux femmes et jeunes filles. Pendant trois jours soit du 18 au 20 novembre à Béatrice Hôtel, les participants vont réfléchir autour des questions liées au thème qu’est migration décente et violences faites aux femmes et jeunes filles (FOMID-VFF).

Dans son discours, Pélagie Makiedika, présidente de l’Asbl « Cause rurale » a souligné que « ce forum revêt une importance capitale pour nous membres de la société et autorités du pays ». Pélagie Makiedika a expliqué que « ces assises se veut un cadre de réflexion profonde sur plusieurs questions notamment la valeur accordée aux Congolais en général par nos voisins, le respect des différents engagements et textes ratifiés par notre pays à l’échelon international, régional et sous-régional en matière des migrations, la problématique du respect de la dignité de la femme et jeune fille migrante en particulier »

Pour les organisateurs dudit forum, « il va, certes, non seulement interpeller notre conscience sur les questions des migrations et violences faites aux femmes, mais nous invite plus à nous approcher de la question en interrogeant nos attitudes, comportements, et pratiques vis-à-vis des femmes et jeunes filles migrantes et expulsées qu’elles rentrent chez nous ou passent par chez nous ». Ce qui donne l’occasion aux participants de réfléchir également sur la politique migratoire de la RDC le cas échéant. Mais surtout sur les alternatives durables capables d’amener à une prise de conscience du respect de soi et à l’auto-prise en charge face à ces mouvements migratoires teintés des graves violations des droits de l’homme dont les auteurs restent non connus donc impunis à cause de la passivité observée.


Face à ces défis, l’Asbl « Cause rurale » se joint aux efforts des autorités à travers les différents programmes sectoriels qui visent le développement et le respect de la dignité humaine. Bref, la réduction de l’écart entre la ville et la campagne.

« Trois jours d’échange qui va nous permettre de faire entendre notre cri d’alarme sur la situation des femmes et jeunes filles migrantes en particulier et migrants en général », estime Pélagie Makiedika.

La pauvreté sans cesse croissante qui sévit en RDC, le taux élevé de chômage surtout parmi les jeunes sans oublier les atrocités que connaissent certaines provinces de l’Est avec la guerre, les divers conflits ethniques, coutumiers et autres que connait la RDC favorisent la migration.

« La situation des migrantes et migrants ne doit pas vous laisser indifférente car nous en sommes si pas affectés, mais victimes indirectement ou potentiellement. Parfois à travers les réseaux sociaux des vidéos macabres et ignobles circulent sur le sort de migrantes et migrants mais quelle est notre attitude ? », s’est interrogée la présidente de l’Asbl « Cause rurale devant un parterre des dirigeants du pays.

« L’idéal pour moi et de vous inciter à Kasongo Lunda, Tembo, Songololo, Kahemba, ou encore à Luiza et autres coins reculés de la République qui vivent les affres des expulsions et autres mouvements migratoires pour nous en rendre compte », affirme Pélagie Madiekika.

« Mais l’obligation des partenaires nous a amené dans ce cadre somptueux pour partager notre douleur et vous inviter à s’approprier de la question », regrette-t-elle.

La présidente de l’Asbl « Cause rurale » a toutefois salué la solidarité et l’esprit de risque des partenaires au développement spécialement les agences de système des Nations-Unies engagées « dans les questions que nous avons vu à l’oeuvre dans notre travail d’accompagnement et pris en charge des expulsés et autres personnes vulnérables ». Elle a invité les participants au forum à saluer la mémoire des femmes et filles en particulier et d’autres migrants en général dont les familles gardent l’espoir qu’ils reviendront alors qu’ils ont déjà péris dans des forets et rivières comme Tungila à la frontière entre l’Angola et la RDC.

Rachidi Mabandu

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