Lutte contre la corruption : « Le Congo n’est pas à vendre » sensibilise la société civile et les opérateurs économiques sur le rôle et les compétences de la Cour des comptes

 

La Synergie « Le Congo n’est pas à vendre » (CNPAV) a sensibilisé le mardi 24 novembre, les organisations de la société civile, les jeunes des mouvements citoyens et les opérateurs économiques sur le rôle et les compétences de la cour des comptes dans la lutte contre la corruption en République Démocratique du Congo.

L’objectif de cette séance était de s’enquérir du rôle de la cour des comptes dans la lutte contre la corruption mais aussi de soutenir cette campagne en montrant à la population l’importance que joue cette juridiction en matière de lutte contre la corruption pour qu’il ait une adhésion populaire par les devoirs citoyens afin de faire pression aux dirigeants politiques de décanter la situation du fonctionnement de la cour des comptes.

Cette matinée était animée par le Professeur Phillipe Kayumba, Haut magistrat de la cour des comptes. Dans son allocution, il a expliqué que la cour des comptes est « une institution publique de l’État qui s’occupe des contrôles des Finances publiques et des biens de l’État conformément à l’article 20 de la constitution en vigueur ».

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A l’en croire, on ne peut pas parler de la lutte contre la corruption en RDC sans toutefois évoqué la cour des comptes.

« La cour des comptes est la première institution dans la lutte contre la corruption dans notre pays. Pour lutter contre la corruption il y a trois phases : la phase de prévention, de détention et de la répression. La cour des comptes intervient principalement dans la phase de prévention à travers les audits et contrôles permanents qu’elle exerce. Elle est une sentinelle des fonds publics de l’État. Le budget Public de l’État tant en recette que dépense sont contrôlés par la cour des comptes », a fait savoir le haut Magistrat Phillipe Kayumba.

Cependant, poursuit-il, « la population congolaise ne sent pas le travail de la dite cour état donné qu’il y a des magistrats qui étaient nommés depuis 2018 mais qui n’ont jamais prêté serment jusqu’à ce jour et d’autres n’ont pas renouvelé leur serment ».

Il plaide auprès du Chef de l’État d’organiser la cérémonie de prestation de serment à la cour des comptes comme cela a été fait à la cour constitutionnelle pour permettre aux magistrats de faire les contrôles des finances publiques et des biens de l’État.

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Pour sa part, Pablo Muke coordonnateur de l’Observatoire Citoyen des Droits et de Lutte Contre la Corruption (OCIDC) et point focal de la synergie « le Congo a n’est pas à vendre » a indiqué que « en bloquant le fonctionnement de la cour des comptes, c’est la population qui en pâtisse ».

Depuis la promulgation de la loi portant organisation et fonctionnement de la Cour des Comptes, le 13 novembre 2018, cette juridiction n’a jamais été mise en fonctionnement. 51 sur les 61 juges qui composent la Cour des comptes n’ont pas prêté serment jusqu’à ce jour.

La Synergie le Congo n’est à vendre (CNPAV) a lancé sa campagne de lutte contre la corruption en décembre 2019. Cette synergie est composée notamment de l’AETA (Agir pour des Élections Transparentes et Apaisées), de l’ODEP (Observatoire de la Dépense Publique), du RECIC (Réseau d’Education Civique au Congo), du Congo Nouveau et l’OCIDEC (Observatoire Citoyen des Droits et de lutte contre la Corruption) et du mouvement Unis Blanc.

Dostin Eugène Luange

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