Ass. Nat : « La reconfiguration de la majorité parlementaire au profit de l’Union Sacrée ne violerait nullement le règlement intérieur » (Guy Mafuta)
Le Député national Guy Mafuta Kabongo pense que la reconfiguration de la majorité parlementaire au profit de l’Union Sacrée ne violerait nullement le règlement intérieur de l’Assemblee Nationale.
Dans une interview accordée Samedi 12 décembre à la presse, ce juriste a expliqué qu « en cours de législature, le basculement de la majorité est légalement possible ».
« Le Règlement intérieur de l’Assemblée Nationale prévoit une brèche pouvant conduire légalement à une reconfiguration de la majorité parlementaire même au cours du mandat. Il est vrai que la stabilité des institutions soit le gage du fonctionnement harmonieux de l’appareil étatique. Les différents textes régissant les institutions de la République, notamment celle du parlement, veillent à cette stabilité en évitant le vagabondage politique ou au gré des intérêts pouvant mettre en mal le fonctionnement régulier et stable des institutions », a déclaré Guy Mafuta.
Il poursuit qu’au « début de la législature, les forces politiques présentes au sein du parlement s’organisent à dégager une majorité par le jeu des coalitions ou regroupements politiques si aucun parti politique n’a, à lui seul, atteint la majorité absolue à l’issue des élections. Ce qui est le cas pour l’actuelle législature ».
L’élu de Tshikapa au Kasaï rappelle que le règlement intérieur faisant suite à la disposition constitutionnelle donne, à son article 54, la possibilité au député dont la vision et les convictions ne cadrent plus avec celle prônée par son regroupement politique de s’en désolidariser en se soustrayant de son groupe parlementaire et s’inscrivant comme non-inscrit tout en demeurant membre effectif de son parti politique ou regroupement qui l’a porté à l’hémicycle ».
À la suite des résultats du vote qui a consacré la déchéance du bureau Jeanine Mabunda, le député Mafuta estime qu’il s’est dégagé un déphasage ou une divergence d’opinions d’une centaine d’élus nationaux avec l’orientation formulée par leur groupement politique.
D’où conclut-il, cette dynamique, une fois consolidée, s’appuierait sur cette disposition du Règlement intérieur et ne violerait nullement la Constitution.
Dostin Eugène Luange





