Sankuru : De retour au pays, Mukumadi rattrapé par le déni de la justice (Notabilité)

« Je suis toujours le Gouverneur en fonction, je continue d’engager la province et je rentre pour le développement integral du Sankuru », ce sont les premiers mots prononcés par Joseph Mukumadi à peine descendu de l’avion. Le Gouverneur du Sankuru a regagné le pays jeudi 23 juillet 2020, en provenance de Paris après avoir passé près de six mois, loin de ses administrés.

Très coriaces, ses propos portent les germes de conflits quand on sait que cette province transverse une période de crise entre dignitaires depuis son élection à la tête de l’exécutif provincial.

« C’est dans une posture affaiblie que le Gouverneur Mukumadi a livré ses premières déclarations face à une certaine presse venue l’attendre à sa descente d’avion en provenance de la France, loin de ses administrés », rétorque un notable qui s’est confié à ACTU7.CD, sous couvert de l’anonymat.


Connu comme très allergique aux questions de la presse, Joseph Stéphane Mukumadi a sorti ses biceps et a catégoriquement refusé de jouer la carte de l’apaisement. En dépit d’une décision justice contre lui, le tombeur de Lambert Mende aux gouvernorales de 2019 dans le Sankuru tient mordicus à son fauteuil.

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« En déclarant qu’il est toujours le Gouverneur en fonction et qu’il continue à engager la province du Sankuru jusqu’à son développement integral, Joseph Stéphane Mukuamdi a fait le déni de la réalité et a lancé un défi à l’Etat de droit du Président Félix Tshisekedi », affirme notre source.

À lui de poursuivre, « dans sa situation actuelle, le Gouverneur Mukumadi ne peut prétendre développer le Sankuru sans avoir un gouvernement provincial investi. Or il sait pertinemment bien que l’investiture de son gouvernement provincial avortées deux fois de suite pour cause de son absence est devenu quasiment une mission impossible au regard de ses démêlés judiciaire face au procureur près la cour de cassation qui n’attendait que son retour en RDC pour lui envoyer la première invitation ».

Déjà avant son déplacement pour Paris où il été coincé par la pandémie du Coronavirus, le Chef de l’exécutif provincial a été mise en accusation par l’Assemblée Provinciale du Sankuru. La Cour Constitutionnelle a rendu un arrêt le sommant de jeter l’éponge.

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« Obligé de faire face au destin, Joseph Stéphane Mukumadi se trouve tristement devant deux hypothèses : soit il joue la carte d’un jusqu’au-boutiste pour finir à la prison centrale de Makala soit il peut conditionner sa démission par l’abandon de poursuites judiciaires engagées contre lui par l’organe délibérant de la province du Sankuru », analyse ce dignitaire, avant d’arriver à la conclusion selon que, la dernière hypothèse serait plus plausible pour son cas, choississant le moindre mal.

Toute fois, Joseph Mukumadi a encore une marge de manœuvre en comptant sur l’intelligence ses avocats dont Landry Pongo, Pierre Omalufulu et Roger Pole.

De son côté, ce notable pense plutôt qu’au nom de la franchise et du sens élevé de rationalité, la défense de Mukumadi devrait conseiller au Gouverneur « d’éviter une sortie peu honorable avec de répercussions sur sa réputation d’homme d’affaire ».

Josué Mfutila

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