Destitution du 1er Ministre : Lisanga convaincu que la RDC « va inutilement s’enfoncer davantage dans la crise qui la ronge »

 

La Dynamique pour la sortie de crise (DYSOC) et son coordinateur sont convaincus que « la RDC va inutilement s’enfoncer davantage dans la crise qui la ronge ». Tel est le constat qu’ils dégagent suite aux péripéties ayant émaillées la destitution, le mercredi dernier, du Premier ministre par l’Assemblée nationale.

« Le pays marche désormais au rythme des crises périphériques artificiellement créés par le régime politique actuel », expliquent-ils dans une déclaration dont une copie a été transmise à ACTU7.CD.

La DYSOC soutient que la motion de censure contre le gouvernement a été présentée et adoptée le 27 janvier 2021 par l’Assemblée nationale, en violation flagrante, une fois de plus, de la Constitution et du Règlement Intérieur de la Représentation nationale ».


Elle ajoute que « le texte présentant les motivations de la motion de censure a, à juste titre, stigmatisé et dénoncé la mauvaise gestion, dans le chef
de l’exécutif national, de tous les secteurs de la vie national ».

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La DYSOC soutient que « l’Union Sacrée a dévoilé sa véritable vision, son état d’esprit, ceux de la théâtralisation de la vie politique nationale ». Elle fustige et déplore l’attitude des députés nationaux qui, « pour la peur de la dissolution de l’Assemblée nationale, posent des actes qui ne respectent pas la Constitution et/ou le Règlement Intérieur de la Représentation Nationale ».

Pour Lisanga Bonganga, « l’Assemblée nationale a, en réalité, fait le procès de la gouvernance du pays par le Président Félix Tshisekedi à mi-mandat de ce dernier ». De son avis, le programme présenté par le gouvernement, pour son investiture par l’Assemblée nationale, « est le fruit de la concertation entre le gouvernement et le Président de la République qui est le Chef du pouvoir exécutif à qui incombe le devoir de donner l’impulsion à l’action gouvernementale ».

Lisanga Bonganga relève aussi que « la quasi-totalité des 52 conseils de ministres tenus à ce jour, a été présidé par le Président de la République dont les communications occupaient une grande partie des décisions annoncées au travers des comptes rendus des conseils de ministres ».

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Ce cadre de la coalition LAMUKA souligne le fait que l’investiture du Gouvernement est intervenue seulement 9 mois après l’investiture du Président Félix Tshisekedi. Et pendant ces 9 mois, le gouvernement Tshibala était réputée démissionnaire et ne pouvait pas prendre des actes de disposition.

« C’est au cours de cette période que le Président Félix Tshisekedi a notamment décidé et mis en œuvre le programme de 100 jours de triste mémoire », rappelle-t-il.

Rachidi Mabandu

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