La Sagesse de Bemba au-dessus de l’intelligence de Katumbi : la vue d’au-delà de la démocratie (Tribune de Mwanda Musoli)

 

Au commencement fût les empires, les royaumes, les ethnies, les tribus, les clans…, Dans cette organisation sociale, la conquête du Pouvoir faisait recours à la généalogie royale qu’aucun individu de l’extérieur ne pouvait s’y opposer.

Avec la découverte de l’embouchure du fleuve Congo par les pionniers de la colonisation, l’installation de l’État indépendant du Congo puis, le Congo Belge, la conquête du Pouvoir était caractérisée par la nomination discriminatoire par le seul roi autoproclamé du Congo.

La vague de la lutte des nationalistes couramment connus Kimpa Mvita, Simon Kimbangu, Fernana Panda… puis, celle caractérisée par la phrase immortelle « Sans la lutte vous n’obtiendrez rien ni aujourd’hui ni jamais » qu’à la suite de l’indépendance le 30 juin 1960 naîtra l’accession au Pouvoir par la Démocratie.


En 1960, avec l’instauration de quatre grandes tribus au détriment de plusieurs autres culturellement légitimes, cette démocratie congolaise n’aurai jamais cessé de démontrer ses limites face à un Etat fortement dominé par la force de la culture.

Sans jambage, l’accession au sommet de l’État en République Démocratique du Congo ne sera jamais l’œuvre de la Démocratie plutôt une concertation entre les quatre grandes tribus sans laquelle la balkanisation l’emportera sur l’unité nationale.

Après les Bakongo (4ans) et Bangala (32ans, L’espace géopolitique Nationale swahiliphone étant la 3eme tribu a avoir accédé au sommet de l’État (21ans), succédé aujourd’hui par le Kasaï 4eme tribu est la finale.

En effet, il est un secret d’État que nous livrons à l’attention particulière de Swahiliphones qu’autant le partage géopolitique du sommet de l’État s’imposera, le rêve de revenir au sommet de l’État avant les Bakongo et Bangala constituera une menace contre l’unité nationale est, punissable conformement à la Constitution qui garantit l’unité nationale.

Concrètement, il en va s’en dire qu’ après Félix TSHILOMBO fils de TSHISEKEDI (représentant de la 4e tribu/Kasaï, même s’il sera Président jusqu’en 2028), la concertation au sommet de l’État devrait être en faveur des Bakongo avant le retour de Bangala.

S’agissant de la configuration actuelle du Pouvoir après l’effritement de la coalition Fcc-Cach, nous estimons que le forcing anticonstitutionnel opéré par le Président TSHILOMBO TSHISEKEDI pour obtenir la majorité parlementaire que nous qualifions d’éphémère semblerait légitimé l’échec de ses promesses politiques jusqu’ à la fin du mandat s’il est vrai que la taille du prochain Gouvernement ne devra subvenir au besoin de toutes les composantes de l’Union Sacrée. dès lors, les politiciens congolais qui se sont caractérisés comme des mouches qui suivent l’odeur de la viande pourri n’auront le choix que de claquer la porte de l’Union Sacrée pour rejoindre le pardon de l’opposition Martin FAYULU et le milliardaire du Congo Joseph KABILA avec lesquels l’opposition radicale contre l’action du Gouvernement et l’individu Chef de l’État sera activée.

Toutefois, la nomination d’un ancien Kabiliste lésé et économiste comme Bahati Lukwebo à la Primature se présenterait premièrement comme une stratégie pour contraindre les évènements politiquement imprévus et les réalités poste sortie du Gouvernement. Deuxièmement pour garantir la proximité entre le Gouvernement et la Population, le Dialogue inter institutionnel, la réalisation des activités gouvernementales directement au profil du peuple et une voie pour la garantie du contrôle de fonctionnement du système financier de la RDC. Aussi faut-il le rappeler, la nomination d’un Kamerhe, d’un Katumbi au poste du Premier Ministre qui travaillent déjà pour leur électorat au même Poste de Présidence en 2023 au mépris total du partage géopolitique du sommet de l’État serait encore malgré l’expertise sociale de seul Katumbi une perte du temps pour la réalisation du slogan de peuple d’abord.

Par ma bouche, le peuple congolais est appelé à être exigeant, vigilant face à l’action du Gouvernement qui sera mis en place. Le partage équitable des ressources de la République est garantie par la Constitution.

MUANDA MUSOLI-KANGA
Activiste et Président-fondateur du Mouvement Citoyen Alliance des Patriotes pour le Changement/ APACHA-RDC

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