Massacres d’étudiants en 1990 et des chrétiens en 1992, les deux « péchés » commis par Honoré Ngbanda contre ses concitoyens

 

Honoré Ngbanda (75 ans) est décédé le dimanche 21 mars à Agadir au Maroc de suite d’une maladie selon plusieurs sources. L’ancien collaborateur du Maréchal Mobutu en exil depuis la fin du régime de son mentor est mal aimé par un nombre important de ses concitoyens malgré ses formations et son parcours élogieux aux côtés du Président du Zaïre. Ces derniers lui ont toujours reproché d’être l’auteur des massacres des ex-Zaïrois. Accusations que le « Terminator » a toujours rejetées.

Il y a toujours eu une controverse autour du massacre d’étudiants à l’Université de Lubumbashi du 11 mai 1990. Les détracteurs d’Honoré Ngbanda l’accusent d’en être le responsable d’un massacre d’étudiants à Lubumbashi le 11 mai 1990. Il récuse ces affirmations précisant qu’au moment de ces événements, il n’était plus depuis un peu plus d’un mois à la tête des services de sécurité mais conseiller politique du chef de l’État.

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De son vivant et à travers ses livres qu’il a écrits à ce sujet, il a toujours minimisé ces massacres et le bilan de personnes décédées. Pour lui, il s’agirait d’un mort, là où la presse internationale citait des témoignages évoquant une cinquantaine d’étudiants égorgés par la brigade spéciale présidentielle (DSP) appartenant à Mobutu.


Aussi, Honoré Ngbanda est accusé également d’avoir joué un rôle majeur dans le massacre perpétré à la suite d’une marche des chrétiens le 16 février 1992. Il répond à cette accusation, via l’organisation qu’il a créée en exil, par un extrait d’un rapport de la commission « Crimes et Assassinats » de la Conférence Nationale Souveraine (CNS).

Ce rapport met en avant que ce n’est pas au ministre de la Défense Nationale, Honoré Ngbanda qu’avait été incombé la charge de superviser cette manifestation, mais au ministre de l’Intérieur Mandungu Bula Nyati qui avait le maintien de l’ordre public dans ses attributions. Mais peu de Congolais croient à sa version des faits et continuent d’affirmer que c’est le ministre de la Défense qui a été à la base de ces massacres des chrétiens.

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Rachidi Mabandu

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