EPST : « Aucune des 1117 à désactiver n’a été créée entre 2019 et 2020 période qui coïncide avec l’ère Bakonga » (Mise au point)

 

Pour le ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et technique, « aucune des 1117 à désactiver n’a été créée entre 2019 et 2020 période qui coïncide avec l’ère Bakonga ». Une mise au point du cabinet du ministre qui fait suite aux rumeurs selon lesquelles Willy Bakonga devrait être déféré devant la justice parce que n’étant pas étranger à la situation des établissements scolaires fantômes.

Brandissant les listes des écoles concernées qui ont été publiées, le ministère de l’EPST fait savoir qu’ « aucune des écoles indexées ne date de 2019 ou 2020, mais plutôt des années indépendance. Non, que nulle ne soit trompé ». De même que la même source explique que « la mise en place de la commission ad hoc dernièrement mise en place par le ministère de l’EPST n’entrave en rien la désactivation des écoles à faux arrêtés. Cela, dans un quelconque but de masquer des écoles fictives supposément créés sous l’ère Bakonga ».

Par ailleurs, poursuit le ministère de l’EPST, « seules les écoles datant de l’époque coloniale et de l’après indépendance sont concernées par les travaux de la commission ad hoc mise en place dès le 1er avril 2020 ». Il s’agit, explique-t-on, « des établissements qui existent avant non seulement la venue de Willy Bakonga Wilima à la tête de l’EPST mais aussi avant-même sa venue sur la terre des hommes ».


Il s’agit là des établissements scolaires comme le Collège Boboto de Kinshasa, le Collège Ushinbi de Lubumbashi et bien d’autres. L’action de création de la commission ad hoc par le ministre d’Etat, ministre de l’EPST « n’a été prise que pour prévenir les contrecoups prévisibles de la désactivation des écoles qui existent depuis des décennies et où étudient des milliers d’élèves et enseignent des millions d’enseignants. Et cela, en pleine année scolaire ».

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« Gouverner n’est-ce pas prévoir ? Fallait-il laisser cette bulle péter dans un contexte de pilotage du processus de la gratuité qui n’est déjà pas de tout repos? », s’interroge le cabinet Bakonga avant d’y répondre par la négation.

Dans une correspondance adressée aux gouverneurs de province le mardi 30 mars, le secrétaire général de l’EPST, Jean-Marie Mangobe Bomungo, fait état de la désactivation de la liste de paie de 1179 écoles. « Je me fais le devoir de vous informer que les écoles non conventionnées fonctionnant avec de faux arrêtes ainsi que leur personnel dont la liste en annexe sont désactivées du fichier paie des Enseignants », avait écrit le secrétaire général de l’EPST.

Selon lui, cette décision intervient après l’enquête effectuée sur terrain par l’Inspection générale des finances (IGF). A la suite des recommandations de l’IGF, explique M. Mangobe, « son Excellence Monsieur le Premier ministre, Chef du Gouvernement, par sa lettre (…) du 03 mars 2021, a demandé à son Excellence Monsieur le ministre d’Etat, ministre de l’Enseignement primaire secondaire et technique d’instruire le SECOPE de procéder à la désactivation des écoles fonctionnant avec de faux arrêtés, de leur personnel, des agents avec des données d’identification irrégulières ainsi que des doublons ».

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Rachidi Mabandu

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