Des organisations de la société civile de la province du Kasaï Oriental ont dans une déclaration ce lundi 05 avril, saisi le chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi face au refus du gouverneur Jean Maweja Muteba de déposer sa démission conformément à la loi, cela après sa déchéance par l’assemblée provinciale le 1er avril 2021.
Elles se disent préoccupées par les tensions sociales déclanchées par le refus d’obtempèrer à l’acte de déchéance prononcé le 1er avril 2021 par l’assemblée provinciale.
» Les organisations de la société civile constatent le refus du gouverneur déchu Jean Maweja Maweja à se conformer à cette exigence légale et constitutionnelle. L’acte posé par le gouverneur viole les dispositions de les articles 42 de la constitution et 192 du règlement d’ordre intérieur de l’assemblée provinciale, va dans le sens contraire aux efforts du chef de l’État qui prône les pratiques d’un État de droit et les principes démocratiques », déclarent ces associations.
Par ce bras de fer engagé avec les textes légaux et règlementaires de la République poursuivent ces organisations, le gouverneur déchu voudrait entretenir une tension sociale unitile, troublant ainsi l’ordre public avec risque de dégénérer à des affrontements entre quelques jeunes instrumentalisés avec une grande partie de la population qui trouve une lueur d’espoir pour le développement de la province avec cette déchéance du gouverneur.
Eu égard à ce qui précède, les organisations de la société civile invitent le chef de l’État à prendre ses responsabilités en tant que garant de la constitution et du bon fonctionnement des institutions de la République en prenant acte de la déchéance du gouverneur Jean Maweja Maweja afin que triomphe la démocratie et l’État de droit. Ce qui éviterait à la province une stagnation prolongée ainsi que des actes de violences décriés à la veille de l’ élection du gouverneur.
Par ailleurs, ces organisations de la société civile recommandent à la hiérarchie nationale de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, parti majoritaire au parlement, « de soigner l’image de marque de l’UDPS », en encourageant le gouverneur déchu à saisir les instances compétentes pour faire valoir ses moyens d’opposition face à cette déchéance.
Au gouverneur déchu, ces organisations de la société civile, l’encouragent à déposer d’abord sa démission auprès du Président de la République conformément aux dispositions des articles 198 et 147 de la constitution, 192 du règlement d’ordre intérieur et 42 de la loi relative de la libre administration des provinces. Puis d’user des moyens légaux pour faire valoir sa cause contre sa déchéance dont il qualifie la procédure d’irrégulière; d’épargner la province à des actes unitiles des troubles, vandalisme dont les conséquences tant individuelles que communautaires seront incalculables; d’instruire ses proches qui utilisent les médias
pour appeller la population à la violence; d’envisager les voies pacifiques et démocratiques connues pour faire entendre leurs voix.
À la population, ces organisations de la société civile invitent de rester mobilisée afin de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui voudrait prendre le pouvoir par la force ou l’exercer en violation des dispositions constitutionnelles et légales.
Hervé Landry Ngoyi, à Mbuji-Mayi





