Dans un communiqué signé par son président fédéral Jean Paul Mbwebwe Kapo mercredi 07 Avril, l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS/Tshisekedi), fédération de Mbuji-Mayi dit prendre acte de la déchéance du gouverneur Jean Maweja et attire l’attention du président de l’Assemblée provinciale sur la gestion de la province par un intérimaire qui sera issu d’un parti autre que l’UDPS.
« Le parti n’acceptera pas que la province soit gérée par un intérimaire issu de ses rangs. Il doit sortir d’une autre plateforme politique que l’UDPS », écrit Jean Paul Mbwebwe Kapo.
Ce comité s’était réuni mardi 6 avril. Au cours de cette réunion extraordinaire, une série de résolutions ont été prises sur la situation politique en province après la déchéance du gouverneur le 1er Avril dernier.
« La motion de défiance initiée par l’Assemblée provinciale contre le gouverneur de province doit être considérée d’une part comme un exercice démocratique reconnu à tout état de droit que l’UDPS cherche à instaurer en RDC et d’autre part comme une suite logique des antécédents politiques et économiques observés dans le chef des animateurs des institutions provinciales. Par conséquent, l’UDPS fédération de Mbuji-Mayi en prend acte », ajoute ce communiqué.
Au gouverneur déchu, le comité fédéral lui demande d’user des voies de droit reconnues à tout citoyen congolais qui se sent léser afin d’accréditer sa cause au lieu de choisir la rue et les médias comme moyen de défense pour ne pas plonger la province dans une crise politique et ternir l’image du parti.
À l’assemblée provinciale, le comité fédéral attire l’attention du président de l’Assemblée en ceci que « le cas de la province du Kasaï-Oriental n’est pas à comparer à d’autres provinces du pays comme cas de jurisprudence. Car l’UDPS n’acceptera jamais qu’en cas de l’actuel gouverneur, la province soit gérée par un intérimaire issu de son parti ou plateforme politique que l’UDPS. Parce-qu’en 2023 seule l’UDPS sera redevable de sa gestion devant le peuple du Kasaï-Oriental. C’est pourquoi à des situations exceptionnelles, on trouvé des solutions exceptionnelles ».
En outre, le comité fédéral exhorte le CSAC d’avoir un œil regardant sur certaines maisons de presse qui « jouent le rôle de la triste célèbre radio mille collines et de sanctionner les récalcitrants ».
Ces résolutions tombent après celles des organisations de la société civile du lundi 5 Avril, qui avaient saisi le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi face au refus du gouverneur déchu Jean Maweja Muteba de déposer sa démission.
Hervé Landry Ngoyi, à Mbuji-Mayi





