Ça y est. Adolphe Muzito est désormais le nouveau coordonnateur de la coalition LAMUKA. Le président du parti Nouvel Élan a pris officiellement la direction rotative de la plateforme de l’Opposition au terme d’une remise et reprise effectuée entre lui et le coordonnateur sortant Martin Fayulu le samedi 10 avril dans l’après-midi à Faden House devant les membres et autres cadres de ce mouvement politique né le 27 avril 2018 d’un accord électoral signé à Genève entre les principaux opposants au régime Kabila.
Adolphe Muzito n’a pas eu grand chose à dire. « L’essentiel, ce que le combat continue », affirme-t-il. Pour le nouveau coordonnateur de LAMUKA, « Martin Fayulu me lègue la proposition de la reforme de la CENI. Mais nous avons deux ou trois étapes essentiellles à franchir ». De son avis, « il s’agit de proposer et passer aux pressions pour obtenir gain de cause par rapport aux reformes que nous proposons ». « Ceux qui ont l’idée de proroger le pouvoir sans le peuple en refusant les élections, partiront grâce à la rue », promet l’ancien Premier ministre.
« S’ils ne veulent pas accélérer ces propositions, nous allons passer à la troisième étape qui est le peuple. On va le faire partir par la rue. La crise sera populaire. Le peuple va leur demande de dégager parce qu’ils sont incapables d’organiser les élections », fait savoir Muzito. Il estime que « le monsieur au pouvoir et ses nouvelles recrues sont des marionnettes. Et ce recrutement a commencé depuis Genève pour que le peuple ne s’organise pas ».
Dans le communiqué final de la réunion du presidium qui sanctionne le mandat de Martin Fayulu, LAMUKA félicite le coordonnateur sortant « qui a assuré avec succès son mandat ». D’après le présidium de LAMUKA, le mandat de Martin Fayulu a été difficile du fait des mesures barrières imposées suite à la Covid-19, mais également secoué par « les départs volontaires de Jean-Pierre Bemba et Moïse Katumbi », deux acteurs majeurs de la coalition.
La prise des fonctions d’Adolphe Muzito à la tête de LAMUKA intervient quelques heures seulement après que Moïse Katumbi, pourtant déjà exclu par le présidium de la coalition menée par le tandem Fayulu-Muzito, soit autoproclamé depuis Lubumbashi président de la même coalition. Prise de position saluée par son collègue Jean-Pierre Bemba du Mouvement de libération du Congo (MLC).
Rachidi Mabandu





